Médias: «Micro», le nouveau trihebdomadaire romand
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Médias«Micro», le nouveau trihebdomadaire romand

Six mois après la disparition du quotidien «Le Matin», le nouveau trihebdomadaire «Micro» souhaite reprendre le flambeau dans les cafés-restaurants romands.

Micro souhaite accompagner les Romands du café du matin à l'apéro du soir.

Six mois après la disparition du quotidien «Le Matin», le nouveau trihebdomadaire «Micro» souhaite reprendre le flambeau dans les cafés-restaurants romands. Depuis lundi, 3000 exemplaires du numéro zéro sont distribués dans des établissements de Suisse romande.

Indépendant et participatif, «Micro» souhaite accompagner les Romands du café du matin à l'apéro du soir, écrit lundi dans un communiqué l'association Micro, composée en partie d'anciens du «Matin». Il sera disponible principalement dans les cafés-restaurants partenaires. Les lecteurs auront également la possibilité de s'abonner à la version papier et numérique.

«Quand nous avons appris que le «Matin» tirait sur sa fin, nous avons réfléchi à comment faire notre métier. Nous sommes arrivés à la conclusion que la seule solution était de faire notre propre média», a déclaré Fabien Feissli, journaliste et président de «Micro» à Keystone-ATS.

Sur le terrain

Des tests et des discussions ont eu lieu dans des cafés-restaurants au coeur du projet. Un concept en a été tiré. Il prévoit que, pour aller véritablement à la rencontre des Romands, tous les sujets sans exception soient réalisés après un reportage de terrain, a expliqué M. Feissli.

Et que le journal soit papier: selon les tests effectués dans différents établissements, cette formule est plébiscitée par tous les lecteurs, souligne M. Feissli. Et de raconter que lors d'un essai, deux retraitées ont empoché les numéros tests qu'il a fallu récupérer par la suite.

«Micro» souhaite par ailleurs créer une véritable communauté autour des bistrots romands. Les séances de rédaction se dérouleront donc dans les établissements partenaires. Le public sera convié à y participer.

Deux possibilités de financement

Les cafés-restaurants partenaires ont la possibilité de s'abonner pour 300 francs annuels ou de payer 200 francs et le reste de leur abonnement en 24 bons cadeaux de 10 francs, a détaillé le journaliste. Ceux-ci seront redistribués aux lecteurs afin de les inciter à découvrir de nouveaux établissements.

Le numéro zéro a été financé et réalisé bénévolement par les membres de l'association. De format A5, le journal propose reportages de terrains, dessins de presse dont ceux de Ben, ancien dessinateur du «Matin», des contributions du média satirique la Torche 2.0, des jeux axés sur la Suisse romande. Mais aussi des questions d'actualité vues par les habitants d'une localité.

L'esprit «Matin» se retrouve dans les images, note M. Feissli. Originalité, une page permet aux lecteurs de remplir une petite annonce dans le journal lui-même.

Financement participatif

Dès lundi, l'association Micro lance un financement participatif sur la plateforme www.heroslocaux.ch. Objectif: récolter au moins 90'000 francs d'ici au 28 février prochain.

S'il est atteint, Micro verra le jour début mai 2019. L'argent permettra de couvrir les frais d'impression et de livraison du journal pour quatre mois, espère le journaliste. Les lecteurs ont eux la possibilité de souscrire un abonnement web à vie à Micro pour 100 francs, afin de soutenir le retour d'un journal populaire sur la table des bistrots.

1000 abos pour débuter

«Micro» ne se positionne pas comme un concurrent de 20 Minutes ou de la RTS, précise M. Feissli. «On essaie de faire moins, mais de raconter la Suisse romande». Par exemple au travers de portraits, tel celui de ce cantonnier amateur d'art dans le numéro zéro.

Si l'association «Micro» compte une quinzaine de membres, deux journalistes et un graphiste travaillent pour l'heure à 200% au lancement du journal. L'équipe vise une base de mille abonnements dans un premier temps, puis 2000 à 3000 par la suite.

(nxp/ats)

(NewsXpress)

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