Tablette hybride: Microsoft lance la Surface Pro 3: notre test
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Tablette hybrideMicrosoft lance la Surface Pro 3: notre test

La commercialisation de la troisième version de la Surface Pro débute aujourd'hui en Suisse. «20 minutes» vous livre ses impressions sur ce nouveau terminal.

par
Michel Annese

La «tablette qui peut remplacer votre ordinateur portable». C'est en ces termes que Microsoft définit sa Surface Pro 3, à savoir la troisième version de cet appareil qui se veut hybride avec son clavier détachable. La tablette est vendue en Suisse dès ce jeudi 28 août. En test depuis une semaine, «20 minutes» passe en revue ses points forts et ses aspects perfectibles.

En ligne de mire de Microsoft, il y a Apple et son MacBook Air, l'une des références dans le domaine des ordinateurs ultra-portables. La firme de Redmond ne s'en cache pas et le fait même savoir. Sa Surface Pro 3 est 30% plus fine et 26% plus légère qu'un MacBook Air 11 pouces, se plaît-elle à comparer. De là à l'éclipser totalement avec son nouveau terminal, le pari est audacieux.

Plus grande, mais plus fine et plus légère

Mais Microsoft part sur de bonnes bases. Le géant américain a en effet soigné le travail concernant le design et les finitions de son terminal. Celui-ci a abandonné la peinture noire des premiers modèles au profit d'un élégant châssis en magnésium gris qui ne fait pas craindre les rayures et fait ressentir sa robustesse. Si elle est plus fine et légère que le MacBook Air, la Surface Pro 3 l'est aussi par rapport à la Surface Pro 2. On passe désormais à une épaisseur de 9,1 mm (contre 13,46 mm précédemment) pour un poids d'à peine 800 g. (contre 907 g. précédemment). A cela s'ajoutent les 295 g. de la Type Cover, soit près de 1,1 kg au total.

Cette prouesse a été possible malgré la nouvelle envergure de l'écran, la première caractéristique qui frappe aux yeux. On passe en effet d'une dalle tactile multi-touch de 10 pouces à un écran 12 pouces. Le ratio a aussi été modifié: 3:2 à la place du précédent 16:9. Le format est donc beaucoup plus adapté à une utilisation classique, pour le traitement de texte ou la navigation par exemple. Par contre, il sacrifie légèrement la lecture de films. Quant à sa définition, elle gagne en qualité avec 2560 x 1440 pixels (contre 1920 x 1080 pixels). Rien à redire concernant le rendu des couleurs, le contraste et le grand angle d'affichage offerts, la qualité est au rendez-vous.

L'ergonomie améliorée

L'ergonomie est l'un des autres aspects qui ont gagné en amélioration sur la Surface Pro 3. On notera tout d'abord que le pied intégré ne dispose plus de deux seuls positions. Son angle d'inclinaison peut être ajusté à la guise de l'utilisateur à partir d'une première position standard, jusqu'à un angle maximum de 150°. Il est ainsi beaucoup plus facile d'utiliser la tablette en mode ultrabook avec son clavier sur les genoux ou dans une position plus allongée.

Autre nouveauté, le clavier détachable Type Cover peut soit être posé à plat soit être légèrement incliné grâce à son système de barre magnétique pour un meilleur confort d'utilisation. Dans cette position, la barre des taches au bas de l'écran est difficile à atteindre sur l'écran tactile. Il est conseillé de la placer sur le côté. Très fin, le clavier n'encombre pas l'appareil comme c'est le cas chez d'autres marques. Quant à son trackpad, il a été agrandi mais il pourrait encore être amélioré.

Notons que pour profiter pleinement du concept hybride de la Surface Pro 3, le Type Cover coloré avec son clavier rétroéclairé est essentiel. Or, Microsoft ne livre malheureusement pas cet accessoire par défaut avec la tablette. Il faudra donc débourser 149,90 francs de plus pour une option qui n'en est pas une. Et au vu des tarifs de l'appareil (de 899 à 2199 fr.), la facture peut être salée. Par ailleurs, la matière utilisée pour le clavier risque de se salir et de s'abîmer rapidement à l'usage.

Parmi les autres accessoires, la Surface Pro 3 embarque un stylet qui gère 256 niveaux de pression. Celui-ci dispose de deux boutons sur sa tranche, ainsi que d'une touche sur la partie supérieure. Cette dernière permet de lancer d'un clic l'application OneNote, même si la Surface Pro 3 est en mode stand-by. La tablette se transforme alors en bloc-notes. Plutôt utile si on préfère écrire à la main plutôt que de taper au clavier pour prendre des notes. Gare par contre à ne pas le perdre! Microsoft a pour cela prévu un rangement adhésif à accrocher au Type Cover. Sans clavier, c'est un peu plus compliqué.

Un ordinateur portable dans une tablette

A l'intérieur de la machine, on retrouve les composants d'un véritable ordinateur portable, puisque c'est bien d'un tel produit qu'il s'agit. La Surface Pro 3 est propulsée par un processeur Intel Core de quatrième génération (i3, i5 ou i7) avec une mémoire vive allant de 4 à 8 Go et un espace de stockage de 64 à 512 Go. A noter que, comme toujours, une partie de ce dernier est alloué au système d'exploitation lui-même, à savoir Windows 8.1 Pro. Ce sont donc de vrais logiciels qu'il est possible d'y faire tourner, ceux de bureautique, mais également de retouches photo ou d'architecture. L'appareil ne se transforme pour autant pas en machine ultime pour gamers. Il faudra privilégier les jeux peu gourmands. L'appareil a aussi tendance à chauffer, l'un des défauts récurrents de la Surface.

Concernant la connectique, la tablette propose un port USB 3.0, une entrée pour carte microSD, une autre pour prise jack et une sortie vidéo mini DisplayPort.

Conclusion

Finalement, avec cette troisième version, Microsoft a fait évoluer sa tablette vers un produit de qualité et idéal pour le travail en mobilité grâce à son format revu et corrigé. Plus fine, légère et ergonomique, on n'a plus l'impression de transporter un fardeau. Quant à l'autonomie, elle ne déçoit pas. Cela dépendra évidemment de l'utilisation qui est faite du terminal, mais l'utilisateur peut compter sur une journée de travail (entre 7 et 8 heures contre les 9 heures annoncées par Microsoft). Par contre, pour profiter pleinement de sa fonction ordinateur portable, la tablette doit être équipée du clavier. Or, il ne fait toujours pas partie des accessoires fournis par défaut.

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