Accidents: Mieux vaut être riche pour survivre sur la route
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AccidentsMieux vaut être riche pour survivre sur la route

Les pauvres meurent davantage
dans les accidents de la route que les fortunés. Même en Suisse.

Il vaut mieux être riche et au volant d'une limousine de luxe que pauvre et conduire un tacot rouillé. Les accidents de la circulation provoquent chaque année la mort de 1,27 million de personnes et en blessent grièvement entre 20 et 50 millions. Or la majorité de ces victimes sont des pauvres, souligne l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans une étude publiée lundi.

Elle pointe d'abord le fossé qui sépare les pays développés des régions défavorisées: «Plus de 90% des accidents surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, alors que ces pays ne comptent que 48% du parc mondial de véhicules.» Par ailleurs, la moitié des tués sont des cyclistes, des motocyclistes ou des piétons.

En Suisse, l'inégalité dans le trafic est-elle aussi une réalité? Oui, affirme l'OMS: «Même dans les pays à revenu élevé, les pauvres sont touchés de manière disproportionnée.» Pour diminuer la mortalité sur les routes, on peut agir sur les causes comme l'alcool au volant ou la vitesse excessive. On peut aussi acheter des voitures disposant de systèmes électroniques d'assistance à la conduite.

Le Bureau de prévention des accidents (BPA) lancera une campagne en Suisse dès la mi-août avec la compagnie d'assurance Axa Winterthur. «Nous montrerons que ces équipements en valent la peine», déclare Daniel Menna, porte-parole du BPA. Mais les conducteurs aisés en profitent davantage: «Oui, l'argent joue un rôle», admet-il.

ats/afp/phm

Les jeunes en tête

Les accidents de la route sont la première cause de décès chez les 15-29 ans et la deuxième du côté des enfants de 5 à 14 ans. Globalement, les crashs routiers, actuellement neuvième cause de mort dans le monde, pourraient pointer au cinquième rang en 2030 (2,4 millions de tués). Avec 4,9 décès pour 100 000 habitants, la Suisse fait figure de bonne élève. A l’autre extrême: l’Erythrée (48).

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