Actualisé 09.02.2017 à 20:28

MéditerranéeMigrants: accord entre l'Italie et la Tunisie

Les deux pays ont signé un accord de coopération renforcée afin de lutter contre le trafic d'êtres humains.

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Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)

Keystone
L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)

AFP/archive/photo d'illustration
Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

Plus de 3300 migrants ont été secourus dimanche en Méditerranée au cours de 31 opérations distinctes. (Lundi 26 juin 2017)

AFP

Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, et son homologue tunisien, Khemaies Jhinaoui, ont signé jeudi un accord de coopération renforcée qui permettra de bloquer les trafiquants d'êtres humains en Méditerranée centrale.

Le texte évoque un partenariat pour le développement, la culture, la santé, les transports, mais aussi les interconnections électriques, les échanges universitaires et le renforcement de la coopération en matière de sécurité. Il prévoit aussi un accord-cadre pour la gestion des flux migratoires, «afin de lutter efficacement contre les migrations clandestines et le trafic d'êtres humains et de renforcer les frontières», selon le ministère italien.

Pas «un premier pas»

Les deux pays «oeuvrent de concert pour bloquer les trafiquants d'êtres humains en Méditerranée centrale», a déclaré Angelino Alfano à la presse après la signature. Il a précisé que l'accord n'était pas «un premier pas» mais la «continuation» d'efforts déjà engagés depuis 2011, l'Italie ayant déjà avec Tunis un accord de réadmission.

L'Italie souhaite pouvoir accélérer les procédures d'expulsion, et presse particulièrement la Tunisie après la controverse sur le parcours d'Anis Amri, l'auteur présumé de l'attentat du marché de Noël le 19 décembre à Berlin. Ce Tunisien, débarqué à Lampedusa et condamné à quatre ans de prison pour avoir brûlé une école, s'était converti à l'islam radical pendant sa détention en Sicile mais avait échappé à l'expulsion à sa libération. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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