Berne: Milices prêtes à patrouiller pour protéger les femmes
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BerneMilices prêtes à patrouiller pour protéger les femmes

Les agressions sexuelles du Nouvel-An en Allemagne motivent des anges gardiens suisses à agir pour prévenir de tels débordements.

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miw/jbm/ats
Des privés veulent se mettre au service de la population.

Des privés veulent se mettre au service de la population.

photo: AFP

Les plaintes de femmes attaquées par des migrants à la Saint-Sylvestre outre-Rhin ne laissent pas indifférent en Suisse. A Berne et à Zurich, des bénévoles sont recrutés via Facebook pour se constituer en milice. Dans la capitale fédérale, ce groupe s'intitule «Un pour tous, tous pour un, Berne veille au grain.» Il veut mettre en place une structure avant que des agressions soient enregistrées en recrutant des personnes spécialisées dans la sécurité, par exemple.

Pas une bonne idée

La police cantonale bernoise estime que ces groupes amènent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent. «Agir ainsi comporte des risques» indique Christoph Gnägi, porte-parole de la police cantonale bernoise. De plus, ces patrouilles n'ont pas davantage de droits que des citoyens lambda. En cas de problème, le porte-parole conseille d'appeler les urgences, de noter un maximum de détails ainsi que le nom des témoins et d'attendre l'arrivée de la police.

Brochure pour migrants

A l'approche du carnaval, le canton de Lucerne a opté pour sa part pour une campagne de prévention destinée aux migrants. Des dépliants vont leur être remis, leur montrant la façon de se comporter envers les femmes dans notre pays. Le canton veut ainsi apaiser les craintes des citoyennes et citoyens afin de prévenir des agressions. Actuellement, les flyers sont en cours de rédaction et seront prochainement distribués. A noter que Lucerne organise déjà des cours obligatoires dans les centres de requérants présentant les lois, les coutumes et les traditions de notre pays.

Gros bras à Genève

La cité de Calvin connaît déjà des patrouilles citoyennes. Ils se sont nommés «Les patrouilleurs du respect». Un groupe affilié à l'association «Les anges du respect», créée par Marco Garcia il y a quelques années. Cet homme de 40 ans est instructeur de Krav Maga, une technique israélienne d'autodéfense, et dit avoir formé une équipe d'une trentaine de personnes, relève la «Tribune de Genève.» Là aussi, ces patrouilleurs, non armés, ne sont pas vus d'un bon il par les autorités.

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