Mendicité à Genève: Milliers d'amendes et taux d'encaissement de 0%
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Mendicité à GenèveMilliers d'amendes et taux d'encaissement de 0%

La loi cantonale genevoise interdisant la mendicité a été introduite il y a dix ans. Les contraventions infligées ne sont jamais encaissées.

par
leo
Comme Genève en 2008, le canton de Vaud va interdire la mendicité dès novembre. Le TF l'y a autorisé.

Comme Genève en 2008, le canton de Vaud va interdire la mendicité dès novembre. Le TF l'y a autorisé.

Keystone/Laurent Gillieron

Quelque 4000 amendes dressées chaque année et un taux d'encaissement de 0%. Depuis son introduction en 2008, la loi cantonale interdisant la mendicité n'a pas rapporté un centime à l'Etat de Genève, relate samedi «La Tribune de Genève», qui fait un bilan de la mesure. Celle-ci ne fait pas l'unanimité.

Selon l'avocate Dina Bazarbachi, de l'association Mesemrom, cette législation est coûteuse pour des résultats peu convaincants: les contraventions ne sont jamais payées, les mendiants finissent en prison, tandis que le nombre de Roms venant au bout du lac reste identique, dit-elle. Au contraire, la loi est utile, estime la députée PDC Anne Marie von Arx-Vernon, qui est engagée dans la lutte contre la traite humaine: «Punir la mendicité permet de remonter les filières et arrêter les exploiteurs», déclare-t-elle dans le quotidien.

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