Bahreïn: Milliers de manifestants dispersés
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BahreïnMilliers de manifestants dispersés

Les forces de l'ordre ont utilisé la manière forte pour disperser des manifestants au Bahreïn, vendredi.

Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour dissiper la foule.

Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour dissiper la foule.

Des milliers de manifestants ont été dispersés par la force vendredi dans le village chiite de Sitra à Bahreïn, a affirmé le principal parti de l'opposition chiite. Ils étaient rassemblés à l'occasion des funérailles d'un homme décédé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes.

«Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants, alors que la majorité d'entre eux quittaient les lieux à la fin des obsèques», a déclaré Matar Matar, l'un des dirigeants du parti Al-Wefaq.

Selon lui, des dizaines de milliers de Bahreïnis avaient pris part aux obsèques de Jawad Marhoun, un homme de 36 ans mort mercredi soir des suites, selon Al-Wefaq, d'une «exposition excessive à des gaz lacrymogènes, après qu'une bombe eut été lancée dans la maison de ses parents le 10 septembre».

Le ministère de la Santé a affirmé que l'homme était décédé «car il était atteint de drépanocytose», tout en reconnaissant qu'il souffrait de «troubles respiratoires». «Tôt ou tard, le peuple vaincra», scandait la foule en deuil, a indiqué M. Matar, un ancien député, en soulignant qu'il s'agissait de la «deuxième victime en deux semaines à Sitra».

Fin août, l'opposition avait déjà fait état de la mort d'un adolescent de quatorze ans, après qu'une bombe lacrymogène lui eut explosé à la figure, mais les autorités avaient démenti toute responsabilité dans sa mort.

Elections partielles le 24

«De façon générale, la tension s'accroît à Bahreïn et le gouvernement a recours à la force contre les manifestants, ignorant les demandes pour un véritable dialogue qui pourrait conduire à des réformes politiques majeures», a ajouté M. Matar.

La tension dans le royaume, gouverné par une dynastie sunnite, est notamment lié à l'approche d'élections partielles le 24 septembre, que l'opposition a appelé à boycotter.

Le scrutin vise à pourvoir les sièges de 18 députés du Wefaq - sur les 40 élus de la Chambre - qui avaient démissionné pour protester contre la violente répression à la mi-mars des protestations réclamant des réformes démocratiques. Les violences avaient fait une trentaine de morts.

(ats/afp)

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