Actualisé 18.12.2013 à 20:57

France

Mises en examen pour trafic de viande équine

Quatre personnes ont été mises en examen mercredi en France dans l'enquête sur la mise sur le marché alimentaire de viande de cheval impropre à la consommation.

Brice Robin (dr.) and Patrick Bourguignon, représentants de la Gendarmerie nationale.

Brice Robin (dr.) and Patrick Bourguignon, représentants de la Gendarmerie nationale.

Suite à la mise en examen de quatre personnes accusées de trafic de viande équine, le total des suspects dans cette affaire est apporté à huit, a-t-on appris de source judiciaire. Quatre autres personnes avaient été mises en examen mardi, après le coup de filet mené la veille dans le milieu du négoce de viande en gros du sud de la France. L'homme considéré comme le cerveau du trafic, interpellé à Narbonne, devait être présenté dans la soirée de mercredi à la juge d'instruction Annaïck Le Goff, du pôle santé publique de Marseille, pour une probable mise en examen, a-t-on ajouté de même source. Les suspects ont été mis en examen pour des faits présumés de «tromperie», d'«usage de faux de manière habituelle» et de «faux en documents administratifs». Il s'agit de proches du principal protagoniste de l'affaire, un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence, chargé de réaliser de faux documents de santé, et de plusieurs maquignons. Ils ont été relâchés et placés sous contrôle judiciaire.

21 personnes en garde à vue

Vingt-et-une personnes au total ont été placées en garde à vue dans cette affaire, qui concernerait environ 200 chevaux. Aucune preuve de la dangerosité de la viande n'a été avancée. L'enquête était menée depuis plusieurs mois par la section de recherches de gendarmerie de Montpellier (Hérault), dans le cadre d'une instruction judiciaire dirigée par le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille. Les investigations ont eu lieu en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'affaire a débuté fin 2012 par une lettre anonyme adressée à la Direction départementale de la protection de la population de la préfecture de l'Aude, mettant en cause un marchand de chevaux et propriétaire de boucheries de Narbonne. (ats)

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