Mister Suisse, icone de la Gay Pride bilingue

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Mister Suisse, icone de la Gay Pride bilingue

La Gay Pride romande, sous le thème Ensemble/Mitenand, passe outre la barrière de rösti gay et collabore avec les associations d'outre-Sarine. Stephan Weiler sera la guest star à Bienne.

La manifestation à laquelle participeront des associations romandes et alémaniques est placée sous le thème «Ensemble/Mitenand». Le cortège en constituera le point fort.

«Notre but est de sensibiliser le public à l'homosexualité et de combattre les préjugés», a expliqué mardi à Bienne le coordinateur de la manifestation, Régis Froidevaux. Depuis l'entrée en vigueur du partenariat enregistré (pacs), il n'y a plus de véritables revendications, a-t-il ajouté.

Mister Suisse

Comme lors des précédentes éditions, le point fort de la Pride Biel/Bienne sera la parade qui traversera le centre-ville. Parmi les participants au défilé haut en couleur figure Mister Suisse Stephan Weiler. Le conseiller d'Etat bernois Bernhard Pulver prendra lui la parole lors de la partie officielle.

Un village de stands associatifs et de buvettes sera aménagé au centre de la ville pour accueillir le public et les participants. Des concerts gratuits et des animations festives auront lieu dans cette zone de rencontre. Le lendemain, des activités sportives et touristiques seront au programme.

Le budget de cette manifestation, qui se singularise cette année par son caractère bilingue, s'élève à 110 000 francs. Quelque 5000 personnes sont attendues à la Pride. Le comité souhaite un mélange entre la population biennoise et les homosexuels.

Pas de local

La communauté homosexuelle de Bienne est une réalité qui le plus souvent se cache ou s'expatrie. Le comité d'organisation a noté que la ville ne disposait d'aucun local pour homosexuels. Il n'y pas non plus d'association qui regroupe les gays et les lesbiennes de la région.

Si les autorités municipales ont réservé un bon accueil à cette manifestation, certains restaurants ont refusé de sponsoriser la Pride de peur de perdre des clients. «Des propos blessants qui nous incitent à continuer nos actions de sensibilisation», a souligné Régis Froidevaux.

(ats)

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