Actualisé 28.07.2015 à 05:24

Suisse romande

Mistigri choyé à domicile en l'absence de son maître

De plus en plus de propriétaires font appel à des petsitters durant leur vacances. Une alternative aux traditionnelles pensions.

de
Caroline Gebhard
Durant l'été, les gardiens se déplacent le plus souvent pour prendre soin de chats.

Durant l'été, les gardiens se déplacent le plus souvent pour prendre soin de chats.

Qui donnera ses croquettes à Gribouille pendant qu'on se dorera la pilule sur la plage? Certains maîtres se posent encore la question à la veille de boucler leurs valises, à en croire les annonces qui fleurissent sur le net pour dénicher un petsitter. Alternative aux pensions, le gardiennage d'animaux à domicile est devenu tendance. Tant et si bien que les petsitters réguliers passent d'une maison à l'autre, cet été, pour remplir les gamelles, essentiellement de minets.

«Les personnes qui réservent maintenant, je les refuse», indique Sabrina Clostre, qui officie sur Genève. A Yverdon-les-Bains (VD), Elisabeth Descamps a troqué son emploi d'ingénieur pour celui de petsitter depuis le 1er juillet. Et elle affiche déjà un taux de remplissage de 70% pour cet été: «Tous les jours, je reçois des appels.» Nathalie Girod, qui veille sur les chats, les rongeurs et les poules de la Broye, se dit également très sollicitée: «J'ai des clients qui ne partaient pas en vacances ou qui s'adressaient à leurs voisins. Au bout d'un moment, ils n'osent plus...» Il arrive aussi que le veilleur présumé se désiste: «Tout à coup, le voisin dit non et les gens se retrouvent coincés», indique une gardienne neuchâteloise. A ce moment-là, les pensions affichent souvent complet, sans compter que certains maîtres se refusent à y envoyer leur protégé pour ne pas bouleverser leurs repères. Lorsque les petsitters réguliers ne sont plus disponibles, reste les retraités et étudiants qui proposent leurs services sur des sites spécialisés.

Cadre légal pour les professionnels

Depuis janvier 2014, il faut une attestation de compétences pour prendre en charge plus de cinq animaux par jour. Dès 19 bêtes, un apprentissage de gardien d'animaux, formation requise notamment pour travailler dans les zoos ou dans les refuges, est nécessaire. Selon Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal vaudois, «le législateur a voulu laisser une marge de manoeuvre» pour ceux qui exercent cette activité à titre accessoire. La plupart des «petsitters» réguliers interrogés indiquent rendre visite à quatre bêtes par jour au maximum.

«L'avantage, c'est également d'avoir une présence chez soi»

Les petsitters passent en général de 30 à 45 mn sur place. Ils remplissent les gamelles, changent les litières, prodiguent des caresses et jouent avec les animaux lorsque c'est possible. Certains d'entre eux proposent aussi de relever la boîte aux lettres ou d'arroser les plantes. «L'avantage du petsitting, c'est également d'avoir une présence chez soi», note une gardienne. Une autre indique que certains maîtres lui demandent de bouger les stores ou d'allumer les lumières.

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