Actualisé 19.05.2007 à 10:21

Mmes Egerszegi et Calmy-Rey décidées à fêter ensemble

Au Grütli ou ailleurs, Micheline Calmy-Rey et Christine Egerszegi sont déterminées à célébrer le 1er Août côte à côte.

La présidente de la Confédération et celle du Conseil national veulent donner un signal commun, le cas échéant en Suisse romande.

«Nous prendrons la parole le matin du 1er Août à Lenzburg (AG). Si on ne peut pas aller l'après-midi sur le Grütli, ce sera alors vraisemblement en Suisse romande», a indiqué Mme Egerszegi dans une interview parue samedi dans le «St.Galler Tagblatt».

Il s'agit avant tout pour la première citoyenne du pays de montrer, en venant avec la conseillère fédérale socialiste, l'importance de coopérer entre les régions linguistiques et entre les autorités. L'avenir de la Suisse passe par le respect et la collaboration, selon la radicale argovienne.

Problème pas résolu

Il serait regrettable que la fête officielle sur le Grütli doive être annulée, d'autant que cela ne résoudrait pas les problèmes de sécurité causés par les extrémistes, a relevé Christine Egerszegi.

Interrogée sur l'impact du refus du Conseil fédéral de participer aux coûts de la sécurité à hauteur de 200 000 francs, elle admet que cette décision peut être interprétée comme une capitulation devant les néonazis. «Si on baisse les bras maintenant, il sera difficile à l'avenir d'organiser des festivités du 1er Août sur le Grütli.»

Christine Egerszegi et Micheline Calmy-Rey ont lancé mi-janvier l'idée d'organiser cette année une fête pour les femmes et les familles sur la prairie mythique.

Cette perspective semble compromise. Les cantons de Suisse centrale proposaient de mettre à disposition un port d'embarquement pour atteindre le Grütli à condition que Berne prenne en charge une partie des coûts de la sécurité. Or le Conseil fédéral ne s'est dit prêt mercredi qu'à financer un éventuel engagement de l'armée.

Toujours en suspens

La Commission du Grütli n'a pas encore tranché définitivement sur le sort de la fête. Elle veut d'abord procéder à un examen juridique et politique.

A cause de la venue régulière d'extrémistes de droite sur le Grütli, la facture de la sécurité a fortement augmenté. Elle s'est élevée en 2006 à environ 2 millions de francs. De ce montant, 1,25 million sont des coûts externes (engagement de policiers d'autres cantons, service sanitaire et protection civile).

(ats)

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