Genève: Mobbing et sexisme dénoncés dans un service de l’État
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GenèveMobbing et sexisme dénoncés dans un service de l’État

Une lettre anonyme, adressée à la conseillère d’État Nathalie Fontanet, fait état de harcèlement au sein d’un service du Département des infrastructures. La magistrate PLR dit prendre l’affaire très au sérieux.

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mpo/leo
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«Je me permets de vous écrire pour dénoncer une situation qui devient de plus en plus grave dans le service où je travaille à l’État de Genève.» Ainsi débute la missive adressée à la conseillère d’État en charge des Finances et des ressources humaines. Son auteure, anonyme, entend y relater «une situation de harcèlement sexuel et moral qui perdure depuis environ deux ans» dans son service, rattaché au Département des infrastructures (DI).

Dénigrement, propos déplacés ou blessants, voire «homophobes et sexistes»: la fonctionnaire évoque des «méthodes managériales peu scrupuleuses» qui auraient été dénoncées auprès du Groupe de confiance de l’État «mais, malheureusement, cela n’a donné aucun résultat». D’où l’envoi, explique l’employée, à Nathalie Fontanet. La conseillère d’État a fait du harcèlement l’un de ses chevaux de bataille avec la mise en place d’une formation continue obligatoire pour les collaborateurs de l’État, comme il avait été annoncé fin novembre.

«Faire toute la lumière sur cette situation»

Interpellée, la grande argentière du canton confirme avoir pris connaissance du courrier: «J’ai effectivement reçu cette lettre anonyme aujourd’hui [ndlr: jeudi], déclare Nathalie Fontanet. J’invite expressément son auteure à prendre contact avec moi. Les faits énoncés, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité et décrivent une situation inadmissible dont ni l’état-major du Département des infrastructures, ni la direction générale de l’office concerné, n’avaient connaissance. D’entente avec mon collègue Serge Dal Busco [ndlr: le conseiller d’État en charge du DI], nous prenons toutes les dispositions nécessaires afin de faire toute la lumière sur cette situation.»

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