Actualisé 18.02.2020 à 05:51

Ouest lausannois

Mobilisation contre les nouvelles jonctions de l'A1

Un groupe d'associations vaudoises et d'individus demande au Conseil fédéral d'abandonner les projets qui visent à mettre fin au goulet d'étranglement de Crissier.

Un groupe d'associations vaudoises et d'individus veut l'abandon des projets de nouvelles jonctions autoroutières dans l'Ouest lausannois, ainsi que la requalification en route nationale du tronçon d'autoroute entre Ecublens et la Maladière. Il a écrit en ce sens à la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.

La lettre ouverte envoyée le 13 février demande à la cheffe du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication des mesures fortes en matière de transports, l'un des leviers principaux pour agir en faveur du climat. Cela passe notamment par l'arrêt du développement des autoroutes, relèvent les signataires lundi dans leur communiqué.

En vue d'une politique des transports zéro carbone, les signataires demandent l'abandon des projets de nouvelles jonctions dans l'Ouest lausannois et la requalification en route nationale de 3e classe du tronçon entre Ecublens et la Maladière. Ce dernier, conséquence d'un projet avorté d'autoroute au sud de Lausanne, détruit actuellement le tissu urbain des communes traversées et empêche toute amélioration de la mobilité, estiment-ils.

Les projets actuels sont particulièrement coûteux et gourmands en espace. Ils amèneront aussi une demande induite qui pourra causer une augmentation importante du trafic autoroutier et des nuisances liées.

Les signataires demandent que les erreurs du passé ne soient pas répétées par le maintien d'une vision et d'un projet tous deux inscrits dans les années septante. Parmi eux, figurent notamment l'Association bien vivre Chavannes, Pro Natura Vaud, le WWF Vaud Grands-Parents pour le climat.

Des personnalités telles que Dominique Bourg, Jacques Neirynck et Jean-Bernard Racine, tous professeurs honoraires à l'Université de Lausanne, Marc Atallah, directeur de la Maison d'ailleurs ou encore Philippe Roch, ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement ont également paraphé la lettre.

D'autres voix s'élèvent contre ces aménagements routiers. Récemment, l'ATE Vaud a également proposé de déclasser le cul-de-sac de l'A1 à Lausanne-Maladière. (ats)

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