Mobilisation maximale des grévistes français
Actualisé

Mobilisation maximale des grévistes français

Un mouvement social d'ampleur se dessinait mardi en France: avec une grève des fonctionnaires venant s'ajouter à celle qui dure depuis une semaine dans les transports et à l'agitation dans les universités.

Jamais depuis son élection, il y a six mois, le président Nicolas Sarkozy n'a été confronté à un tel mouvement de contestation de sa politique de "rupture" et de réformes. L'ensemble des syndicats de la fonction publique, qui compte 5,2 millions d'agents en France, ont appelé à une grève de 24 heures pour obtenir une hausse des salaires et s'opposer aux 22'900 suppressions de poste prévues en 2008.

Des manifestations sont prévues dans toute la France. La hausse du pouvoir d'achat est la principale revendication des Français qui sont, selon un sondage publié lundi, 53% à soutenir le mouvement des fonctionnaires.

Les syndicats s'attendaient à une "forte mobilisation" avec notamment 50% de grévistes dans les écoles. Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini a estimé lundi que la grève serait "sans doute largement suivie".

La grève devait toucher aussi les hôpitaux, la poste, certains secteurs de l'énergie, les services des impôts et des douanes, mais aussi les aéroports (Air France, contrôleurs aériens) et à France Telecom. Et pas de quotidiens dans les kiosques, en raison d'une grève des ouvriers du livre.

Cette mobilisation survient alors que la grève se poursuit dans les transports depuis près d'une semaine contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. Même si le nombre de grévistes est en baisse régulière depuis le début du mouvement (26,2% de grévistes dans les chemins de fer lundi), le trafic des trains devait rester perturbé, ainsi que celui des trains de banlieue et métros en région parisienne.

Les principaux syndicats se sont déclarés prêts à participer à des négociations prévues mercredi par le gouvernement.

La révolte continue également d'agiter les facultés. Une quarantaine de facultés sur 85 sont touchées à des degrés divers par le mouvement de contestation contre une loi d'autonomie des universités votée pendant l'été. Plusieurs organisations de lycéens et étudiants ont appelé à se joindre à la mobilisation de mardi. (ats)

Ton opinion