Actualisé 24.06.2013 à 14:03

Arc lémanique

Mobilité: le destin commun de Genève et Vaud

Les deux cantons partagent les mêmes intérêts en matière d'infrastructures ferroviaires et routières. Ils l'ont rappelé lundi lors d'une conférence de presse avec quatre conseillers d'Etat.

Depuis 2009, Genève et Vaud montrent un front uni et font pression à Berne pour s'arroger une part de la manne fédérale destinée à financer les infrastructures de transport. Cette politique porte ses fruits. En trois ans, «nous avons obtenu plus que lors de toutes les années précédentes», a souligné la magistrate Michèle Künzler.

Pour la conseillère d'Etat genevoise, les deux cantons doivent absolument poursuivre dans la même voie. «Il faut être proactif, travailler ensemble, anticiper les besoins et montrer que l'on est prêt à aller de l'avant». La région connaît un essor démographique rapide et le but est d'assurer qu'elle reste compétitive.

Sur ce dossier, la métropole lémanique fonctionne bien, s'est félicité le conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis. Ce qui a marché pour le rail doit maintenant marcher pour la route. Les deux cantons promettent de travailler main dans la main pour que certains projets deviennent des priorités aux yeux de Berne.

A l'horizon 2030

Il ne suffira pas d'élargir les autoroutes et de construire des jonctions. A l'horizon 2030, ce sont des projets comme la traversée du lac, à Genève, et le grand contournement de Morges qu'il faudra réaliser. «Si rien ne se fait, la région risque la paralysie», a averti la conseillère d'Etat vaudoise Nuria Gorrite.

La métropole lémanique est un espace qui s'est distingué ces dernières années par son dynamisme démographique et économique. D'ici à 2040, le nombre d'habitants devrait progresser de 29%. Alors qu'elle ne représente que 15% de la population suisse, cette région contribue pour presque un quart de l'impôt fédéral direct.

Pour M.Broulis, il est indispensable d'accompagner cette croissance. L'enjeu est essentiel, a ajouté son homologue du gouvernement genevois Pierre-François Unger. D'ici à 2025, les capacités ferroviaires seront doublées sur l'arc lémanique, grâce notamment à l'agrandissement des gares de Lausanne et de Genève.

Oui à une vignette plus chère

La route doit s'adapter aussi à cette évolution, car les transports publics n'y suffiront pas, a souligné le magistrat. Mme Gorrite est persuadée que les gens continueront à utiliser les voitures. Pour financer les travaux, Vaud et Genève sont favorables à une augmentation du prix de la vignette autoroutière à 100 francs. (ats)

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