France - Moha La Squale mis en examen pour agression sexuelle et violences
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FranceMoha La Squale mis en examen pour agression sexuelle et violences

Le rappeur avait déjà été condamné à six mois de détention à domicile sous surveillance électronique au mois d’avril, dans un autre dossier.

Le rappeur a été l’une des grosses révélations de l’année 2018.

Le rappeur a été l’une des grosses révélations de l’année 2018.

Capture Youtube

Le rappeur Moha La Squale a été mis en examen mercredi pour «agression sexuelle» et «violences» par conjoint ainsi que pour «séquestrations» suite aux accusations de plusieurs femmes, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Objet d’une enquête préliminaire depuis septembre, Moha La Squale, 26 ans, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été placé en garde à vue lundi, selon Le Monde. Au cours de sa garde à vue, selon une source proche du dossier, au moins une confrontation a été organisée avec l’une des plaignantes.

Mercredi, le rappeur a été présenté à un magistrat dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris. «Il a été mis en examen notamment des chefs de violences par conjoint, agression sexuelle par conjoint, menaces de mort par conjoint et séquestrations sur différences victimes», et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué la source judiciaire.

Six plaintes

Moha La Squale a fait l’objet de six plaintes, selon une source proche du dossier, pour la plupart révélées en septembre 2020. Les trois premières plaignantes étaient présentées comme d’anciennes compagnes, âgées de 23 à 28 ans, du rappeur parisien. Une quatrième femme avait porté plainte le 11 septembre et une cinquième le 22 septembre.

«Les investigations ont démontré combien la parole de mes clientes est aussi fiable que constante», s’est félicité l’avocat de quatre plaignantes, Me Thibault Stumm. «C’est une grande satisfaction pour mes clientes qui vivent depuis des mois sous la pression de cette affaire. Par cette mise en examen, le juge a pleinement constaté l’existence d’indices graves et concordants. Gardons à l’esprit qu’il s’agit seulement d’une première étape», a ajouté le conseil.

Contactée par l’AFP, Me Élise Arfi, l’avocate de l’artiste, n’a pas répondu dans l’immédiat. «Je n’ai jamais au grand JAMAIS levé la main sur une femme. Ce complot a été perpétué pour me nuire» s’est défendu «Moha» fin avril sur Twitter.

#MusicToo

Le mouvement #MeToo a connu une déclinaison dans le monde de la musique française avec #MusicToo, apparu avec le compte du même nom au cours de l’été 2020 sur Instagram. Cet outil a recueilli plusieurs centaines de victimes de harcèlement ou agressions sexuelles, selon son décompte.

L’existence de #MusicToo a pris en septembre 2020 un autre relief avec les affaires d’agressions sexuelles concernant Moha La Squale, Roméo Elvis (qui s’est excusé sur les réseaux sociaux après des accusations d’agression sexuelle sur internet) et Chloé Briot, cantatrice qui a porté plainte contre un baryton.

Mi-avril, Moha La Squale a été condamné à six mois de détention à domicile sous surveillance électronique dans un autre dossier, pour refus d’obtempérer, outrage et rébellion lors d’un contrôle de police agité l’an dernier à Paris.

Le rappeur a été l’une des grosses révélations de l’année 2018, auteur d’un premier album «Bendero» plébiscité par le public et la critique. Nommé aux Victoires de la musique 2019, l’artiste charismatique aux cheveux longs, passé par le Cours Florent, s’était fait repérer avec des «freestyles» postés sur Facebook et YouTube, où on le voit rapper dans sa cuisine ou dans son quartier de «La Banane» à Ménilmontant, dans le XXe arrondissement.

(AFP)

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