«War Witch (Rebelle)»: Moi, Komona, 12 ans, enfant soldat africaine

Actualisé

«War Witch (Rebelle)»Moi, Komona, 12 ans, enfant soldat africaine

Rarement on aura vu au cinéma un plaidoyer contre la guerre aussi puissant que «War Witch (Rebelle)».

par
Catherine Magnin

Jamais personne ne pourra se mettre à la place d'une enfant de 12 ans enlevée par des soldats, forcée de tuer ses parents, contrainte de porter une arme et de faire la guerre en trucidant à tout-va. Personne d'autre qu'elle ne comprendra comment on peut tout de même, dans ces circonstances, connaître l'amour, donner naissance à un enfant, et régler ses comptes avec les fantômes des victimes qui la hantent. «War Witch (Rebelle)» a tenté de s'en approcher au maximum.

Caméra au poing, le réalisateur Kim Nguyen raconte l'histoire d'une enfant soldat comme il doit en exister trop dans la jungle africaine. Son film est incroyablement puissant parce que tourné à l'étroite frontière entre le documentaire­ et la fiction, le rêve et la réalité.­ Et, quasi sans effusion de sang, c'est l'assassinat de l'enfance que le spectateur en­caisse en plein ventre.

«War Witch (Rebelle)»

De Kim Nguyen. Avec Rachel Mwanza, Alain Lino Mic Eli Bastien.

Sortie le 21 novembre 2012

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