Santé : Moins d'IVG grâce à la pilule du lendemain
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Santé Moins d'IVG grâce à la pilule du lendemain

Un meilleur accès à la contraception, une bonne prévention et la volonté d'avoir des enfants plus tard fait décroître le nombre d'avortements.

par
Pauline Rumpf
Keystone/Gaetan Bally

Lors de la légalisation de l'IVG (interruption volontaire de grossesse), il y a tout juste quinze ans, la crainte était de voir ce geste se banaliser. Aujour­d'hui, la Suisse connaît un des taux d'avortement les plus bas d'Europe, et les chiffres publiés jeudi par l'Office fédéral de la statistique montrent que la baisse est constante depuis plus de cinq ans.

«Un des facteurs les plus importants pour l'expliquer est la démocratisation de la ­pilule du lendemain, ou pilule d'urgence, explique Eliane Perrin, sociologue spécialiste des IVG. Elle est disponible, bon marché et discrète, ce qui limite bien sûr le nombre de grossesses non désirées.»

Une meilleure prévention des maladies sexuellement transmissibles et l'éducation sexuelle dispensée à l'école ont aussi joué, estime la chercheuse. Des facteurs sociaux entrent aussi en jeu, mais les études sont souvent contradictoires.

Avoir des enfants plus tard a aussi un impact

Les jeunes ont-ils moins de rapports qu'avant? La situation économique du pays a-t-elle un impact? Difficile de tirer des liens. Ce qui est sûr: la tendance à avoir des enfants toujours plus tard joue un rôle, selon Eliane Perrin: «Plus les années passent, plus la fertilité des femmes diminue, donc leurs chances d'être enceinte.» Et de rappeler que les femmes qui procèdent à une IVG ont pour la plupart déjà un enfant, ou disent en vouloir un ou plusieurs.

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