Actualisé 10.08.2019 à 07:19

Festival de Locarno«Mon adolescence ne me paraît pas si loin»

L'actrice française Anaïs Demoustier était sur la Piazza Grande jeudi pour «La fille au bracelet», réalisé par son frangin.

de
Marine Guillain, Locarno

L'interview vidéo d'Anaïs Demoustier à Locarno.

Elle a davantage l'habitude de jouer des personnages frais et plein de vie. Changement radical dans «La fille au bracelet», long métrage dans lequel Anaïs Demoustier incarne une procureure implacable et antipathique. Sa mission? Condamner une jeune fille de 18 ans, Lise (Mélissa Guers), accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie deux ans auparavant. Derrière la caméra, nul autre que le grand frère d'Anaïs, Stéphane Demoustier: «J'avais déjà travaillé avec mon frère sur un court métrage il y a longtemps, et je n'en garde pas un super souvenir, confie la comédienne de 31 ans. Je pense que j'étais trop jeune et je vivais mal le fait qu'il me dirige, tout ce qu'il me disait m'énervait! Cette fois-là ça n'avait rien à voir, on s'est nourris mutuellement et c'était merveilleux».

Ancré sur un scénario solide, des dialogues pertinents, sans longueurs, le film de Stéphane Demoustier (sortie prévue début 2020 sur les écrans romands) flirte de très près avec la réalité sur plusieurs aspects. Le déroulement du procès suit une logique quasi-parfaite, tandis qu'il creuse les différentes sensibilités et compréhensions entre l'adolescence et l'âge adulte. «Mon adolescence ne me semble pas si loin, mais elle est en même temps très différente de celle racontée dans le film», relève Anaïs Demoustier, qui se souvient avoir été bien plus sage et moins mystérieuse que la jeune fille du film.

Pour en savoir plus, regardez l'interview filmée de la comédienne, ci-dessus.

Un extrait de «La fille au bracelet»:

Filmographie express 2003: «Le temps du loup» de Michael Haneke

Filmographie express 2003: «Le temps du loup» de Michael Haneke

2008: «La belle personne» de Christophe Honoré

2014: «Bird People» de Pascale Ferran

2014: «Une nouvelle amie» de François Ozon

2015: «A trois on y va» de Jérôme Bonnell

2018: «Au Poste!» de Quentin Dupieux (photo)

2018 : «Sauver ou périr» de Frédéric Tellier

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