Alan Walker veut faire entrer ses mélodies dans les têtes

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Alan Walker«Mon but: faire entrer les mélodies dans la tête des gens»

Le DJ norvégien vient de sortir son deuxième album, «World of Walker». Interview.

par
Fabien Eckert

Le garçon, toujours masqué, est un des artistes les plus réputés de la planète électronique. En témoigne son 22e rang parmi les 100 meilleurs DJ du monde. Il doit son explosion au single «Faded», en 2015, qui cumule près de 1,5 milliard d’écoutes rien que sur Spotify. Depuis lors, l’homme a sorti un premier album en 2018. Le deuxième, «World of Walker», vient tout juste d’arriver. Le sympathique Alan Walker, 24 ans, en a parlé depuis son studio d’Oslo, en Norvège.

Comment vous sentez-vous avec la sortie de ce deuxième disque?

Vraiment bien. Surtout que ça fait longtemps que je travaillais dessus. Enfin il est dehors! 2020 a été une année très calme musicalement parlant. Ça m’a permis de préparer ce qui allait arriver en 2021.

Nombre d’artistes estiment que le deuxième album est le plus difficile à produire. Et vous?

C’est de toute façon impossible de plaire à tout le monde. C’est une réalité. Quoi qu’il en soit, tu dois évoluer en tant qu’artiste et dans ce que tu fais. Si tu continues de faire la même chose encore et encore, tu perds le feu sacré.

Les featurings que vous avez sur le disque sont issus de tout le spectre musical. Farruko pour le latino, Ava Max pour la pop ou même le compositeur de musiques de films Hans Zimmer qui vient de la musique classique.

C’est juste. Je pense que mes morceaux fonctionnent bien, peu importe le style dans lequel évolue celui qui les interprète. Je ne veux pas me restreindre dans les gens que je choisis. Je pourrais passer à côté de belles occasions. Et la musique est un langage universel.

Comment bossez-vous en studio?

Je pars toujours des mélodies. Pour moi, c’est le cœur de tout morceau. C’est important que je parvienne à les faire entrer dans la tête des gens dès la première écoute. Plus rarement, je reçois un a cappella et je construis ensuite une production autour.

Maintenant que vous êtes un artiste reconnu, ressentez-vous davantage de pression quand vous sortez de nouveaux morceaux?

Non, pas vraiment. Je m’attends toujours à rien quand je publie quelque chose, et je ne regarde pas trop les chiffres ou les statistiques. Le plus important, pour moi, est que je crée quelque chose qui me rende heureux.

Deux mots tout de même sur votre masque que vous portez en permanence. Vous étiez à la mode bien avant la pandémie!

Oui, c’est vrai! (Rire.) J’ai commencé à le porter vers 2015. C’est avant tout pour que les gens se concentrent davantage sur ma musique plutôt que sur moi en tant que personne. Je peux marcher dans la rue ici à Oslo où je vis et personne ne me reconnaît! C’est plutôt agréable et paisible.

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