Natation: «Mon coach ne voulait pas que je parte»
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Natation«Mon coach ne voulait pas que je parte»

Swann Oberson peaufine sa préparation pour les Jeux olympiques. Le coach de la Genevoise, Stefan Lurz, la pousse parfois à bout.

par
Oliver Dufour
La Genevoise a rempli les formalités imposées par Swiss Olympic pour participer aux JO.

La Genevoise a rempli les formalités imposées par Swiss Olympic pour participer aux JO.

– Swann, vous avez décroché, dimanche, le titre de championne de Suisse sur 5 km, à Bellinzone. Mais votre entraîneur aurait préféré que vous n'y alliez pas...

– Oui, il était très fâché que je parte. Il a dit que ma participation était décidée par des gens qui ne connaissent rien au sport.

– Pour quelle raison?

– Il y a vu la perte d'une semaine complète d'entraînement dans ma préparation pour Londres. Or je devais quand même obtenir un chrono sous les 59 minutes (n.d.l.r.: elle l'a réussi en 57'34''93).

– N'aviez-vous pas déjà assuré votre sélection olympique avec votre titre de championne du monde à Pékin l'an dernier?

– Si. Je figure dans les 10 premières places des quotas posés par la FINA (n.d.l.r.: Fédération internationale de natation), mais Swiss Olympic demandait une performance cette année. Le but est d'éviter qu'un athlète se laisse aller s'il a obtenu sa qualification longtemps à l'avance.

– N'était-ce pas une formalité pour vous?

– Selon mon coach, oui. Il m'a dit: «Tu nages sous les 59' tous les jours à l'entraînement!» Mais, en une heure de course, tout peut arriver. C'est pourquoi je suis soulagée que ça soit derrière moi.

– Et maintenant?

– Je vais encore aligner les kilomètres en bassin. 100 cette semaine, 85 pour la prochaine. C'est dur de savoir. Parfois je déteste mon entraîneur Stefan Lurz, mais depuis que son travail m'a offert mon titre à Pékin, j'ai appris à m'en remettre à ses conseils.

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