Lausanne: «Mon petit-fils ne veut plus venir, ça le dégoûte!»
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Lausanne«Mon petit-fils ne veut plus venir, ça le dégoûte!»

Une Lausannoise cohabite depuis plus de quatre ans avec des punaises diaboliques d'Asie. Sans espoir que son sort s'améliore réellement.

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xfz
Une habitante de Montchoisi se bat contre les punaises depuis bientôt cinq ans.

Une habitante de Montchoisi se bat contre les punaises depuis bientôt cinq ans.

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«Elles sont apparues chez moi pour la première fois à l'automne 2014. Et, depuis, ces punaises diaboliques ne sont jamais reparties. Parfois il n'y en a que quelques-unes. Mais, d'autres fois, elles sont partout, jusque dans mes placards. Sur les quatre dernières années, leur nombre se chiffre en milliers», commente Josiane*. Cette Lausannoise, du quartier de Montchoisi, est épuisée de devoir cohabiter avec cet insecte invasif venu d'Asie.

Ses nombreux appels à l'aide sont toutefois longtemps restés lettre morte. «J'ai l'impression qu'on ne me prenait pas au sérieux», dit-elle. Mais, la semaine dernière, sa régie lui a finalement proposé une demi-mesure. «Lorsque leur nombre devient trop important, je peux appeler un désinsectiseur qui applique un traitement. Cela dit, au niveau de la commune, on m'a expliqué que la seule vraie solution serait de raser tous les arbres du quartier. Bien sûr, on ne va pas en arriver-là.»

Pas la panacée

Si le désinsectiseur est déjà intervenu une première fois, Josiane s'attend néanmoins à devoir régulièrement faire appel à ses services tant qu'elle habitera à cet endroit. Les punaises diaboliques cherchant la chaleur, elles continueront de se précipiter chez elle au moindre coup de froid. D'ailleurs, la plupart de ses voisins ont choisi de déménager, plutôt que subir ces invasions à répétition. «Lorsqu'on m'appelle, je fais le maximum pour intervenir au plus vite. Mais je suis conscient que cette dame préférerait simplement que son cauchemar s'arrête. Cela dit, au moins, elle n'est plus seule dans son combat», estime le désinsectiseur.

Ce dernier souligne en outre que les punaises diaboliques d'Asie peuvent s'avérer un grand problème. «En Europe, elles n'ont pas de prédateur naturel. Du coup, quand elles s'installent à quelque part, elles se multiplient très rapidement et il est presque impossible de les déloger. Mon travail consiste donc à limiter leur nombre à l'intérieur des habitations. Rien de plus. Et le cas de Josiane n'est pas le pire. J'ai une autre cliente, ici à Lausanne, chez qui il y en a encore davantage», témoigne le spécialiste de l'insecticide.

Si ces punaises ne piquent pas les humains et que ce sont surtout les fruits qui souffrent, physiquement, leurs attaques, elles n'en sont pas moins dérangeantes. «Elles se baladent partout et vous sautent dessus sans raison. Même mon petit-fils, qui n'a que trois ans, ne veut plus venir chez moi car ça le dégoûte. En plus, si par malheur on en écrase une, ça pue! C'est infernal», raconte Josiane.

*Prénom d'emprunt

Il faut les éliminer

La punaise diabolique d'Asie est arrivée en Europe en 2004. Depuis, elle s'est répandue à grande vitesse, notamment dans les villes, attirées par la chaleur de ces dernières. En Suisse, on les a détectées d'abord à Zurich, puis à Genève et Lugano. Aujourd'hui, elles sont présentes dans de nombreux cantons. Les spécialistes conseillent de les éliminer, notamment en les plongeant dans de l'eau savonneuse ou en les jetant dans les toilettes.

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