Sophie Nélisse voulait participer aux JO

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Sophie Nélisse«Mon rêve était de participer aux JO»

À l’affiche de la série «Yellowjackets», la Québécoise Sophie Nélisse ne pensait pas faire carrière à Hollywood.

par
Henry Arnaud, Los Angeles
Quand elle ne tourne pas, l’actrice canadienne Sophie Nélisse fait des études de cinéma.

Quand elle ne tourne pas, l’actrice canadienne Sophie Nélisse fait des études de cinéma.

Getty Images via AFP

À 21 ans, elle est la jeune héroïne de «Yellowjackets», l’une des séries événements des derniers mois aux USA, diffusée sur Canal+. Sophie Nélisse a grandi à Montréal et parle couramment le français. Cette jeune révélation canadienne se confie en exclusivité pour «20 minutes».

Comment présenter votre série?

C’est l’histoire d’une bande de filles d’une équipe de foot qui doivent survivre après le crash de leur avion. Et on suit ces filles adolescentes en 1996 puis de nos jours avec les survivantes. J’incarne Shauna ado. C’est Melanie Lynskey qui joue ce même rôle 25 ans plus tard.

Dans «Yellowjackets», vous volez la vedette à des stars confirmées de Hollywood comme Juliette Lewis et Christina Ricci. Comment garder la tête froide face à ce succès soudain?

Je dois ça à ma famille qui n’a jamais été intéressée par le showbiz. Ma mère n’a jamais voulu que je devienne une actrice. Il n’y a donc jamais eu de pression sur mes épaules pour réussir dans le showbiz. J’ai commencé adolescente à jouer la comédie, mais cela ne m’a jamais empêché d’avoir une jeunesse normale et de me faire des amis à l’école par exemple au lieu d’avoir des cours privés sur un tournage.

Que pensent vos amis et votre famille de votre succès?

Ils sont fiers, mais j’ai un frère, Vincent, qui n’en a rien à faire du showbiz et qui est le premier à me remettre en place si je me prends un peu trop pour une princesse à la maison (rire). Ma petite sœur, Isabelle, a 3 ans de moins que moi et suit mon chemin dans le cinéma. On lit les scripts qu’on nous propose en famille et on s’entraide pour les auditions. Notre mère, Pauline, était prof d’école, mais elle est devenue notre agent.

Avez-vous toujours rêvé de Hollywood?

Sûrement pas! Ma première passion était la gymnastique. Mon rêve était de participer aux Jeux olympiques pour représenter le Canada. Mais le destin a changé mon parcours. Un agent de Montréal m’a proposé de petits jobs de comédienne et maman a accepté, car cela aidait à payer mon entraînement de gym.

Vous avez tourné un film d’horreur avec les filles de Sylvester Stallone et Jamie Foxx. Aimeriez-vous ce genre de succès dans votre avenir?

Je n’ai jamais approché le cinéma ainsi. En tournant «47 Meters Down» (disponible sur Amazon Prime Video), j’ai découvert avec Corinne Foxx et Sistine Stallone ce que c’est d’avoir des paparazzi qui vous suivent partout. Moi je passe incognito (rire). Ce film sur un requin monstrueux m’a appris à surmonter ma peur de l’océan car, même si je suis une excellente nageuse, je n’étais jamais à l’aise en mer.

Quels sont vos souhaits pour l’avenir?

Quand je ne tourne pas, je fais des études de cinéma. J’ai filmé quelques courts métrages et un documentaire sur mon grand-père qui est du Chili. Je ne sais pas où je serai dans dix ans, mais j’espère bosser devant et aussi derrière la caméra.

Vous parlez couramment le français. À quand un film dans notre langue?

J’en ai fait plusieurs au Québec, mais j’adorerais tourner avec des artistes français par exemple. J’essaye d’alterner entre les deux. On a plein de grands talents au Québec comme Xavier Dolan que j’ai souvent croisé à des soirées. Je suis fière des artistes québécois qui s’exportent.

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