Mondial 2006: forza Italia
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Mondial 2006: forza Italia

La banque ABN-AMRO a calculé le vainqueur idéal de la Coupe du monde de football. Une victoire de l'Italie aurait l'impact économique mondial le plus fort.

Pour l'économie, le meilleur vainqueur de la Coupe du monde de football en Allemagne serait l'Italie. C'est du moins ce que l'étude Soccereconomics 2006, de la banque néerlandaise ABN-AMRO, affirme. Le champion du monde profite d'une croissance supplémentaire de 0,7% de son PIB. Le perdant de la finale voit, lui, son économie décliner de 0,3% de plus par rapport à l'année précédente.

Depuis 1970, cette règle n'a souffert que de deux exceptions. En 1974 et en 1978, l'Allemagne et l'Argentine ont plongé dans la dépression. Au cours des trois dernières éditions du Mondial, les résultats de la Bourse du champion ont bondi de 10%. Ceux du finaliste malheureux ont reculé de 25%. Plus heureux, le consommateur du pays vainqueur dépense plus. Selon ABN-AMRO, boostée par la victoire, l'économie d'un pays européen d'importance aurait un impact plus fort sur les échanges mondiaux. Parmi les participants de la phase finale, les anciens pays de l'Est, la Suède et la Suisse sont trop petits pour faire la différence.

Ne restent que l'Angleterre, la France, l'Espagne et surtout l'Allemagne et l'Italie, qui, elles, auraient besoin d'un serieux coup de pouce pour retrouver la croissance. Une finale entre ces deux nations serait déjà un must. En organisant le tournoi, l'Allemagne a déjà reçu son impulsion. Tandis que l'économie italienne s'est essoufflée depuis 2001. CQFD.

Giuseppe Melillo

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