Actualisé 26.02.2015 à 13:21

Suisse

Monsieur Prix demande une baisse des taxes

Pour contrer les effets actuels du franc fort, il faut modérer le niveau des taxes et des impôts, qui pèsent aussi bien sur les entreprises que sur les consommateurs.

Procédures douanières plus simples, taxes moindres, prix plus transparents: le surveillant des prix, Stefan Meierhans, s'attaque en 2015 aux mesures politiques censées selon lui atténuer les effets négatifs du franc fort. Des prix concurrentiels sont essentiels, pour les entreprises comme pour les consommateurs.

La suppression du taux plancher du franc et les élections fédérales pèseront sur le bilan de cette année, a annoncé Monsieur Prix jeudi lors de la conférence de presse annuelle. Car «les décisions politiques ont une influence sur les prix que nous payons tous les jours».

En septembre 2011, lors de la première crise du franc fort, puis en mai 2014, Stefan Meierhans avait déjà proposé certaines pistes de réflexion. «Elles sont toujours valables», a-t-il réagi.

Bien que ces mesures soient «toutes nécessaires et efficaces» pour lutter contre l'îlot de cherté suisse Monsieur Prix insiste particulièrement sur le renforcement de la loi sur les cartels «pour vivifier la concurrence» et sur la régulation des monopoles et des entreprises puissantes.

Préserver l'économie

Selon Stefan Meierhans, tant les consommateurs que les entreprises souffrent des taxes et impôts. Il appelle ainsi «les collectivités publiques à faire preuve de la plus grande retenue en matière d'émoluments», afin de préserver la compétitivité de l'économie et d'éviter la délocalisation de la production à l'étranger.

Il attend aussi des importateurs et des commerçants qu'ils répercutent sans délai les avantages de change sur les consommateurs, si ce n'est déjà fait. Selon une première estimation, cette répercussion est meilleure qu'en 2011, où les baisses de prix s'étaient fait attendre durant des mois.

Le prix des médicaments à la loupe

«Toutefois il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif», a conclu le surveillant des prix. Le cours de l'euro n'est pas encore stable, les fluctuations sont encore grandes. Il n'est pas non plus possible de savoir si cette baisse des prix pour les consommateurs est durable. L'indice des prix à la consommation et celui de l'importation sont autant de paramètres que la surveillance des prix devra garder à l'oeil.

Par ailleurs, la santé restera au centre du travail des services de Stefan Meierhans. Ceux-ci seront vigilants sur les taxes des hôpitaux, des EMS et aussi des prix des médicaments, car le potentiel d'économie est loin d'être épuisé. Monsieur Prix se penchera également sur les tarifs de La Poste, des transports en commun et ceux du secteur énergétique.

Plus de 1850 contestations traitées

En 2014, le surveillant des prix a trouvé 14 nouvelles solutions amiables, selon le rapport annuel. Les autorités lui ont soumis 421 projets de modification de tarifs et il a émis 72 recommandations concrètes portant principalement sur les prix et tarifs dans le domaine de la santé.

La surveillance des prix a traité 1853 contestations émanant du public. Ces dernières ont, là aussi, avant tout porté sur le domaine de la santé (environ 13 %). Le deuxième motif de réclamation le plus fréquent concernait les tarifs des télécommunications et des réseaux de télévision par câble. En outre, de très nombreuses contestations ont été formulées à propos du prix des envois de lettres et de colis de la Poste, ainsi que des tarifs des transports. (ats)

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