Actualisé 21.03.2017 à 09:42

Jeunes socialistesMoquées sur le web: une élue vole à leur secours

Andreas Glarner (UDC/AG) et certains de ses sympathisants se sont moqués sur internet de plusieurs femmes de la Jeunesse socialiste. La députée Jolanda Spiess-Hegglin va porter plainte contre plusieurs dizaines d'entre eux.

de
D. Pomper/ofu
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Vendredi passé (17 mars 2017), le conseiller national Andreas Glarner (UDC/AG) a partagé sur sa page Facebook une photo montrant des jeunes socialistes seins nus. «Oh mon dieu! Est-ce que l'article 258 du Code pénal ne serait-il pas violé ici (menaces alarmant la population)?», a-t-il commenté le cliché.

Vendredi passé (17 mars 2017), le conseiller national Andreas Glarner (UDC/AG) a partagé sur sa page Facebook une photo montrant des jeunes socialistes seins nus. «Oh mon dieu! Est-ce que l'article 258 du Code pénal ne serait-il pas violé ici (menaces alarmant la population)?», a-t-il commenté le cliché.

Facebook
Jolanda Spiess-Hegglin, du Parti pirate, a envoyé un SMS au politicien agrarien pour lui faire comprendre qu'elle portera plainte contre plusieurs dizaines d'internautes, qu'elle accuse notamment de délits contre l'honneur.

Jolanda Spiess-Hegglin, du Parti pirate, a envoyé un SMS au politicien agrarien pour lui faire comprendre qu'elle portera plainte contre plusieurs dizaines d'internautes, qu'elle accuse notamment de délits contre l'honneur.

«Environ 70 internautes ont commis des délits contre l'honneur ou proféré des menaces de viol», affirme la Zougoise, qui a fondé en octobre dernier une association qui vient en aide aux personnes victimes de cybermobbing.

«Environ 70 internautes ont commis des délits contre l'honneur ou proféré des menaces de viol», affirme la Zougoise, qui a fondé en octobre dernier une association qui vient en aide aux personnes victimes de cybermobbing.

Keystone/urs Flueeler

Une pluie de critiques s'est abattue sur Tamara Funiciello, présidente des jeunes socialistes, après que celle-ci a posté la semaine passée sur le Net une photo d'elle et d'autres membres du parti... seins nus. Pourtant, tout ce qu'elle voulait, c'est inciter un maximum de personnes à participer à la marche des femmes, qui s'est tenue ce samedi à Zurich.

«Oh mon dieu! Est-ce que l'article 258 du Code pénal ne serait-il pas violé ici (menaces alarmant la population)?», a ainsi commenté le conseiller national (UDC/AG) Andreas Glarner sur sa page Facebook.

Plusieurs de ses sympathisants ont fait de même. Certains se sont moqués du corps des jeunes femmes («un chien nu chinois est plus beau que ça»), d'autres ont même été jusqu'à craindre pour leur santé («ça provoque un cancer de l'oeil»).

«Nous sommes nombreuses et en colère»

Interrogée par «20 Minuten», Tamara Funiciello prend la chose avec philosophie: «Les réactions montrent à quel point les discussions autour des droits de la femme sont importantes.» Et elle a un message à faire passer à ses détracteurs: «Attention les patriarches! Nous sommes de retour. Nous sommes nombreuses. Et nous sommes en colère.»

Effacer la publication

Jolanda Spiess-Hegglin, députée au Grand conseil zougois (Parti pirate), est elle aussi énervée. Après avoir lu les commentaires postés sur la page d'Andreas Glarner, elle a envoyé un SMS au politicien de droite pour lui demander d'effacer sa publication. Elle lui a également fait comprendre qu'elle avait fait des captures d'écran de son post ainsi que de plusieurs commentaires déplacés. «Environ 70 internautes ont commis des délits contre l'honneur ou proféré des menaces de viol», affirme la Zougoise, qui a fondé en octobre dernier une association qui vient en aide aux personnes victimes de cybermobbing. Elle compte déposer les diverses plaintes dans les semaines à venir. En cas de condamnation, les auteurs risquent une amende allant jusqu'à 1000 francs.

«J'ai effacé les posts clairement déplacés»

«Je vais continuer à dire ce que je pense et ce que je trouve bête», affirme quant à lui Andreas Glarner, qui avoue néanmoins qu'il ne s'attendait pas à ce que sa publication soit commentée à de si nombreuses reprises et aussi de manière si violente. «J'ai effacé les posts qui étaient clairement déplacés.»

Mais Jolanda Spiess-Hegglin ne croit pas une seconde à la bonne fois de l'UDC: «Il formule ses publications, qui ne sont malheureusement pas criminelles, de manière à motiver ses fans à aller encore un peu plus loin dans leurs commentaires.»

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