rançons versées par la Suisse: Moritz Leuenberger retire ses déclarations

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L’ancien conseiller fédéral a supposé que des rançons ont été versées pour obtenir la libération d’otages suisses. Il regrette à présent cette «formulation maladroite».

par
awa
Moritz Leuenberger aurait brisé un tabou.

Moritz Leuenberger aurait brisé un tabou.

Tamedia

Moritz Leuenberger a évoqué les rançons versées par la Confédération pour libérer des otages dans une interview publiée dimanche dans la «NZZ am Sonntag». L’ancien conseiller fédéral socialiste est plus tard revenu sur ses déclarations dans la «Basler Zeitung».

«S’il est ressorti de mes propos que le Conseil fédéral a versé des rançons pour acheter la libération d’otages, alors je le regrette», a-t-il expliqué au journal bâlois. L’ancien chef du département fédéral de l’environnement et des transports a aussi précisé que «lorsqu’un otage est libéré alors il y a généralement eu un paiement même s’il ne faut pas parler de rançon mais plutôt de dépenses».

Une élue et un diplomate critiquent Leuenberger

Les déclarations de Moritz Leuenberger ont été interprétées comme les confessions d’un ancien membre du gouvernement suisse. Elles ont par ailleurs brisé un tabou puisque les positions de ce type n’étaient jusqu’alors que des rumeurs.

Christa Markwalder, conseillère nationale PLR bernoise et membre de la commission de politique extérieure au Parlement, a été «choquée par les propos de Leuenberger parce qu’il met en danger la Suisse sans aucune raison et aurait plutôt dû se taire».

Paul Widmer, ancien ambassadeur en Jordanie et professeur en relations internationales à l’université de Saint-Gall, ajoute que «Moritz Leuenberger mine la crédibilité de la politique suisse actuelle». Selon l’ancien diplomate, Leuenberger rendra le travail du Conseil fédéral plus compliqué lors d’une prochaine prise d’otage impliquant un citoyen suisse.

Moritz Leuenberger se défend

Confronté à ces critiques, Moritz Leuenberger explique qu’elles sont liées «au résumé publié sur la page d’accueil du site de la «NZZ am Sonntag» et sur une formulation dans la publication écrite du journal qu’il a confirmée et qu’il regrette à présent avec le recul».

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