Crise en Ukraine: Moscou dénonce un «mur de censure» en Occident
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Crise en UkraineMoscou dénonce un «mur de censure» en Occident

Un «mur de censure» en «béton» empêche les Européens d'avoir accès à une information complète sur les événements en Ukraine, a affirmé mercredi le porte-parole du président russe.

«Les explications (russes, ndlr) ne sont pas diffusées. (...) Elles ne passent pas parce qu'elles sont confrontées à un mur de censure, en béton», a déclaré Dmitri Peskov à la chaîne de télévision publique Rossia 24.

Le porte-parole a ajouté que la position de la Russie était pourtant «très cohérente et argumentée» et qu'aussi bien le président Vladimir Poutine, que le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et d'autres hauts responsables russes ne cessaient de l'expliquer.

Les médias publics russes ont de leur côté multiplié ces dernières semaines les émissions spéciales se focalisant souvent sur les groupes ultranationalistes au sein de la contestation pro-occidentale arrivée au pouvoir, et mettant en exergue la solidarité de la Russie à l'égard du «peuple frère» ukrainien.

Armes déposées

Les militaires d'une colonne ukrainienne bloquée par des manifestants pro-russes à Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, ont commencé mercredi à déposer les armes avant de rebrousser chemin, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Les militaires démontaient les culasses de leurs armes, que collectait un homme en uniforme non marqué, qui s'est présenté comme un représentant des groupes armés pro-russes actifs dans la zone. Les militaires ukrainiens devaient ensuite rebrousser chemin au terme d'un accord conclu entre les deux parties.

La colonne, comptant 15 blindés légers, avait été stoppée dans la matinée par des manifestants pro-russes alors qu'elle traversait Kramatorsk pour se diriger vers Slaviansk, ville emblématique de la dernière série d'insurrections pro-russes, contrôlée depuis samedi par des insurgés armés. Six autres blindés de la colonne avaient été saisis par des combattants pro-russes et ont rejoint, drapeaux russes au vent, la défense de Slaviansk.

Selon l'accord conclu avec les officiers de la partie de la colonne restée coincée à Kramatorsk, une fois les armes rendues inutilisables, les militaires, de la 25e brigade parachutiste de Dnipropetrovsk, devaient pouvoir faire demi-tour et repartir.

(afp)

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