Crise en Syrie: Moscou parle de «guerre civile»
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Crise en SyrieMoscou parle de «guerre civile»

La situation syrienne ressemble de plus en plus à une «guerre civile», selon le chef de la diplomatie russe.

L'attaque de déserteurs de l'armée syrienne contre une installation des services de renseignements est un signe du basculement de la Syrie dans la guerre civile, a dit jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Ce dernier a appelé le régime de Bachar al-Assad et l'opposition a cesser les violences.

«Nous voyons à la télévision qu'une nouvelle force, la prétendue Armée syrienne libre je crois, a organisé une attaque contre un bâtiment gouvernemental (...) appartement à l'armée syrienne. Cela ressemble déjà complètement à une vraie guerre civile», a-t-il déclaré à la presse après une rencontre avec son homologue indien à Moscou.

Des déserteurs de l'armée syrienne ont attaqué mercredi une installation des services de renseignements près de Damas, une première depuis le début du soulèvement populaire contre le régime du président Bachar al Assad mi-mars.

«La violence doit cesser dans les deux camps»

Par ailleurs, la Russie estime que la communauté internationale doit appeler le pouvoir syrien, mais aussi l'opposition, à cesser la violence, a dit M. Lavrov, appelant la Ligue arabe à être plus concrète sur ce point.

«C'est un constat important, car la violence en Syrie ne vient pas seulement des structures gouvernementales», a-t-il souligné. «La position de la Ligue arabe exige d'être détaillée et concrétisée» sur ce point, a-t-il ajouté.

«Nous proposons que tous les Etats qui souhaitent une issue pacifique aux événements en Syrie appellent non pas seulement les autorités syriennes à cesser la violence mais aussi tous les groupes d'opposition», a encore déclaré le ministre.

Le chef de la diplomatie russe faisait référence au plan arabe de sortie de crise lors de la réunion ministérielle de la Ligue arabe le 2 novembre au siège de l'organisation au Caire.

Le texte affirme notamment que le gouvernement syrien a accepté l'arrêt total de la violence pour protéger les civils, la libération des personnes incarcérées et l'autorisation d'accès aux organisations de la Ligue arabe et aux médias arabes et internationaux. (ats/afp)

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