Actualisé 07.12.2011 à 21:11

RussieMoscou va déployer des missiles sol-air

Un responsable de l'armée russe a affirmé que son pays s'apprêtait à déployer des missiles sol-air S-400 à Kaliningrad, une enclave russe située au bord de la mer Baltique, entre la Pologne et la Lituanie.

Les agences de presse ITAR-Tass et Interfax-AVN citent le colonel Andreï Bobrun, un porte-parole de l'armée, affirmant que les S-400 sont actuellement testés dans la région d'Astrakhan (sud de la Russie) avant leur déploiement à Kaliningrad. Il n'a pas dit quand ce déploiement pourrait commencer. Les missiles S-400 ont une portée comprise entre 120 et 400 kilomètres.

Cette annonce intervient dans un contexte de regain de tensions entre les Etats-Unis et la Russie en raison des projets de Washington d'installer un bouclier de défense anti-missiles en Europe.

Le mois dernier, le président Dimitri Medvedev avait menacé de déployer des missiles dans l'enclave de Kaliningrad et dans d'autres régions vers les sites américains anti-missile en Europe.

Washington a dit à plusieurs reprises que ces plans étaient liés à la menace croissante représentée par l'Iran et ne seraient pas dirigés contre les forces nucléaires de Russie. (ap)

L'Otan veut rassurer la Russie

L'Otan a appelé mercredi la Russie à ne pas se lancer dans une dispendieuse course aux armements contre son projet de bouclier antimissile, en réaffirmant qu'il n'était pas dirigé contre elle, mais Moscou n'est toujours pas convaincu.

«Ce serait vraiment un gâchis financier important si la Russie commençait à investir lourdement dans des contre-mesures contre un ennemi artificiel qui n'existe pas», a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.

Cet avertissement a été lancé à la veille d'une réunion, qui s'annonce tendue, entre les ministres des Affaires étrangères des 28 pays membres de l'Otan et leur homologue russe, Sergueï Lavrov, au siège de l'Alliance à Bruxelles.

«L'ennemi qui n'existe pas» est, aux yeux, de l'Otan, l'ambitieux système de défense antimissile, de technologie américaine, que l'Alliance est en train de mettre en place pour protéger l'Europe.

Décidé au sommet de l'Otan de Lisbonne, en novembre 2010, ce bouclier suscite toujours «la suspicion et la méfiance» de Moscou, a réitéré mercredi le chef d'état-major de l'armée russe, le général Nikolaï Makarov.

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