Russie: Moscou veut arrêter un proche de Navalny à l’étranger

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Leonid Volkov, qui vit en Lituanie, est recherché après son appel mardi à des sanctions européennes à l’égard de la Russie. Il a été qualifié de «traître» par Moscou.

Leonid Volkov avait indiqué lundi soir sur Telegram avoir «discuté avec des représentants des pays de l’UE» d’un «paquet de sanctions» ciblant des personnes de l’entourage de Poutine. 

Leonid Volkov avait indiqué lundi soir sur Telegram avoir «discuté avec des représentants des pays de l’UE» d’un «paquet de sanctions» ciblant des personnes de l’entourage de Poutine.

AFP

Les autorités russes ont émis mercredi un nouveau mandat d’arrêt visant un proche collaborateur de l’opposant Alexeï Navalny, un militant que Moscou a qualifié de traître la veille après son appel à des sanctions européennes.

Léonid Volkov, qui vit en Lituanie, était déjà visé par un ordre d’arrestation en Russie. Le tribunal moscovite de Basmanny a indiqué qu’il a désormais été inclus à la base de données des personnes recherchées de la Communauté des états indépendants (CEI), regroupant la plupart des ex-républiques soviétiques, des alliées de la Russie.

Incitation à des actes illégaux

La porte-parole du tribunal, Irina Morozova, a précisé que Volkov est recherché pour avoir «incité des mineurs à commettre des actes illégaux», une référence aux manifestations non autorisées du mois de janvier à travers la Russie. Le délit est passible d’une peine maximale de trois ans de prison. «Voilà comment réagir: (...) ne pas y prêter attention, continuer à travailler», a indiqué l’opposant sur Telegram après cette annonce.

Leonid Volkov avait indiqué lundi soir sur Telegram avoir «discuté avec des représentants des pays de l’UE» d’un «paquet de sanctions» ciblant des personnes de l’entourage du président russe Vladimir Poutine, pour répliquer à l’incarcération d’Alexeï Navalny.

Cette annonce a fait bondir Moscou, qui a qualifié mardi de «trahison» le fait que des ressortissants russes parlent avec des pays étrangers de telles mesures. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté jugé approprié de légiférer pour qualifier «d’actes criminels» les appels à des sanctions contre la Russie, une loi en ce sens étant en cours de rédaction.

L’UE a réclamé à maintes reprises la libération d’Alexeï Navalny, emprisonné depuis le 17 janvier. Elle accuse aussi Moscou de refuser d’enquêter sur l’empoisonnement dont cet adversaire acharné du Kremlin a été victime en août, ce qui a conduit les Européens à sanctionner plusieurs responsables russes.

(AFP)

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