Actualisé 25.01.2013 à 20:22

WEFMoscovici nie toute «guerre fiscale» avec la Suisse

Après avoir rencontré Eveline Widmer-Schlumpf, le Ministre français de l'Economie s'est dit également prêt à faire «plus de pédagogie» après les «émotions» sur les forfaits fiscaux.

Pierre Moscovici s'est entretenu avec Eveline Widmer-Schlumpf.

Pierre Moscovici s'est entretenu avec Eveline Widmer-Schlumpf.

«Il n'y pas de guerre fiscale mais une proche coopération» entre la Suisse et la France, a affirmé M. Moscovici lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial (WEF). «Nous n'avons pas résolu un problème» en 30 minutes, a-t-il ajouté. Il rencontrait pour la première fois la cheffe du Département fédéral des finances (DFF).

«Nous ne voulons pas de double exonération», a-t-il expliqué pour justifier la dénonciation récente de la convention de double imposition avec la Suisse. Mais après l'«émotion» provoquée par cette remise en cause des forfaits fiscaux, il s'est également dit prêt à faire «plus de pédagogie» et à préciser les mesures que souhaite la France, au terme d'une rencontre qu'il a qualifiée de «bonne».

Selon lui, la convention sur les successions est en revanche «en voie de finalisation». Il a invité Mme Widmer-Schlumpf à venir la signer en France lorsqu'elle aura été ratifiée par les deux parlements. En revanche, l'affaire du compte éventuel qu'aurait eu le ministre français du budget Jérôme Cahuzac à UBS n'a pas été évoquée avec Mme Widmer-Schlumpf.

M. Moscovici a également évoqué la volonté française de taxer 75% des revenus des plus riches. La loi retoquée sera dévoilée dans quelques semaines et demandera un effort temporaire, sur deux ans. Elle respectera les principes de la décision récente du Conseil constitutionnel et l'esprit de la loi qui avait été votée. Il a encore dit ne pas avoir «senti de préoccupation à ce sujet» au WEF.

La Suisse réaffirme son intérêt pour le libre-échange avec la Chine

Un accord de libre-échange avec la Chine reste un des principaux objectifs du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann. Il l'a réaffirmé au vice-ministre de l'économie chinois lors d'une rencontre en marge du WEF vendredi.

La Chine se montre très intéressée par un accord et a qualifié la septième ronde de discussion de «bonne», a rapporté le ministre suisse de l'économie aux médias. Ce qui compte, c'est la qualité et pas la rapidité, a-t-il ajouté.

Les négociations avaient été lancées il y a deux ans en marge du WEF. Les parties comptaient sur leur aboutissement avant la fin 2012.

Une pétition demandant que les droits humains et du travail soient protégés dans l'accord va être prochainement remise à la Chancellerie fédérale. Le texte a été signé par 23'000 personnes.

Il a été lancé par la Platforme Chine, un collectif de plusieurs associations, dont la Déclaration de Berne, Alliance Sud ou Solidar Suisse. (ats)

Les relations Suisse-UE occupent les conseillers fédéraux

Alors que la Suisse doit conclure avant fin 2014 un accord sur l'énergie avec l'UE, la conseillère fédérale en charge du dossier Doris Leurthard s'est entretenue avec son homologue européen, le commissaire Günther Oettinger. Sans un tel accord, la Suisse risque d'être traitée comme un Etat tiers, ce qui serait dommageable, a-t-elle estimé lors d'un point de presse.

Mme Leuthard a admis que des progrès étaient nécessaires «au niveau institutionnel» pour faire avancer les négociations sur l'énergie. Bruxelles souhaite que la Suisse reprenne automatiquement le droit communautaire, ce que celle-ci pour l'heure n'entend pas faire.

Bonne volonté

Les «questions institutionnelles» ont également été au menu de la réunion entre le ministre de l'économie et de la recherche Johann Schneider-Ammann et du vice-président de la commission européenne Joaquin Almunia. Les deux hommes ont aussi parlé de la voie bilatérale et des discussions exploratoires qui vont avoir lieu prochainement.

«Il y a de la bonne volonté de la part des deux parties», a affirmé M. Schneider-Ammann à des journalistes. Il a rappellé que la Suisse était le deuxième partenaire commercial de l'UE.

Blocages

Le chef de la diplomatie helvétique Didier Burkhalter s'est quant à lui entretenu avec son homologue allemand Guido Westerwelle des «questions non résolues», a indiqué son porte-parole Jean-Marc Crevoisier à l'ats. Ils ont évoqué blocage de l'accord fiscal au Bundesrat ainsi que celui au niveau régional de l'accord sur le bruit des avions de l'aéroport de Zurich.

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