Neuchâtel: Moser remplace Perrin à la présidence de l'UDC
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NeuchâtelMoser remplace Perrin à la présidence de l'UDC

Stephan Moser a été élu mercredi au premier tour à la présidence de l'UDC du canton de Neuchâtel. Il remplace Yvan Perrin, démissionnaire.

Stephan Moser succède à Yvan Perrin, qui avait démissionné début avril. (Image d'archive)

Stephan Moser succède à Yvan Perrin, qui avait démissionné début avril. (Image d'archive)

Keystone

Secoué par différentes affaires et un revers aux dernières élections cantonales, l'UDC neuchâteloise a un nouveau président. Stephan Moser succède à Yvan Perrin, qui avait démissionné début avril.

Réunis à huis clos au Val-de-Ruz (NE), un lieu initialement non communiqué aux médias, «les membres de l'UDC du canton de Neuchâtel qui pour cette occasion se sont déplacés en nombre, ont élu à une grande majorité au premier tour Monsieur Stephan Moser président du parti». Deux vice-présidents, Loïc Frey et Anne-Marie Ridout, ont également été nommés, a indiqué le parti mercredi soir dans un communiqué.

Stephan Moser a déjà occupé ce poste un peu moins d'une année en 2015. Il avait ensuite démissionné, justifiant cette décision par un emploi du temps trop chargé. Il était à l'époque député au Grand Conseil.

Mercredi soir, trois candidats se sont présentés pour reprendre la présidence (un quatrième s'était annoncé mais s'est retiré avant l'assemblée). Cinq convoitaient la vice-présidence, poursuit le texte.

Avec cette nouvelle équipe, le parti a pour objectif de repartir sur de nouvelles bases après la déroute subie lors des dernières élections début avril. Sans pouvoir entrer au gouvernement, l'UDC a de plus vu son groupe fondre au Parlement, de 20 à 9 députés.

Hauts et bas

Contesté à l'interne, Yvan Perrin a rendu son tablier à peine un an après avoir repris le poste. Sous sa conduite, le parti avait pourtant réalisé de bons scores lors des élections communales l'année dernière.

Dans une interview publiée après sa démission, Yvan Perrin expliquait avoir pris seul la décision de partir. «On a pris une sacrée branlée et il fallait en tirer les conclusions. Le président étant le fusible, je saute. Il faut changer de patron», avait déclaré le président démissionnaire.

Durant les quelques jours de flottement entre les élections et sa décision, l'UDC neuchâteloise a donné l'image d'un parti miné par les divisions internes. Certains ténors du parti ont directement mis en cause la politique de leur président dans la déroute pour les élections au Grand Conseil, l'accusant de n'être pas suffisamment impliqué. D'aucuns réclamaient son départ.

Bref retour en politique

La démission d'Yvan Perrin intervient un peu plus d'une année après son retour en politique. Une année, c'était aussi la durée de son activité en tant que conseiller d'Etat neuchâtelois. Il avait démissionné en juin 2014 pour cause d'épuisement.

Dans la foulée de cette démission, c'est le conseiller national Raymond Clottu qui a été exclu de la section neuchâteloise du parti. Celle-ci lui a reproché de ne pas s'être acquitté de ses cotisations et d'avoir critiqué sa direction à la suite de la déconfiture électorale. Raymond Clottu avait informé qu'il suspendait le versement de ses cotisations en attendant que la situation financière du parti soit éclaircie.

Depuis, Raymond Clottu continue de siéger au Conseil national au sein du groupe parlementaire UDC. Ce dernier l'a accepté en tant qu'indépendant.

Déjà quitté la direction

En janvier 2016, Raymond Clottu avait démissionné du comité directeur de l'UDC neuchâteloise, jugeant précipité le retour d'Yvan Perrin à la présidence du parti. Le député Xavier Challandes, réélu au Grand Conseil neuchâtelois, a quant à lui annoncé son intention de démissionner de l'UDC. Celle-ci perd ainsi encore un siège en plus des onze fauteuils déjà abandonnés aux élections cantonales. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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