Hockey-Mondial: Motivé, Sven Bärtschi va affronter la Russie
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Hockey-MondialMotivé, Sven Bärtschi va affronter la Russie

Appelé en renfort, le joueur des Calgary Flames s'apprête à intégrer l'équipe de Suisse pour la première fois à l'occasion du match d'ouverture des Championnats du monde.

Encore en phase d'apprentissage, le Bernois de 21 ans, appelé en renfort à la suite de l'élimination de son club d'Abbotsford (AHL) en play-off, se réjouit de débuter sa carrière chez les grands par un match d'ouverture de Championnat du monde ce vendredi face à la Russie d'Alex Ovechkin.

Si le petit monde du hockey suisse a récemment découvert un talent nommé Kevin Fiala, il y a trois ans le nom de Sven Bärtschi fleurissait sur bon nombre de lèvres. Drafté en 13e position par les Calgary Flames en 2011, l'ancien attaquant de Langenthal fait toujours partie des plus sûrs espoirs de l'organisation canadienne, même si son étoile a légèrement pâli cette saison. En réussissant trois buts en cinq matches avec les Flames à la fin de la saison 2011-12, Bärtschi avait hérité du surnom de «Svensational». Pas simple de porter un tel sobriquet à 19 ans dans une ville où le hockey sur glace est érigé au rang de culte. La saison suivante, le lock-out lui a permis de s'affirmer à Abbotsford, puis de finir la saison très fort en NHL avec neuf points en sept parties.

Bousculé cette année par son entraîneur Bob Hartley et par le président des opérations Brian Burke après avoir compté 11 points en 26 parties avec les Flames, le Bernois a disputé 41 matches avec Abbotsford où il a inscrit 29 points.

«J'espère pouvoir montrer aux gens de l'organisation des Flames que j'ai progressé, avoue l'ancien junior des Portland Winterhawks en WHL. Je sais que le futur manager de Calgary Brad Treliving fait partie du Team Canada et qu'il gardera un oeil sur moi.» Mais avant de penser à la saison prochaine en Amérique du Nord, Sven Bärtschi profite de sa première sélection avec l'équipe nationale, malgré un long voyage depuis le Canada et de courtes nuits. «J'ai atterri en Suisse mardi et j'étais assez vaseux en regardant mes coéquipiers contre le Canada, explique-t-il en souriant. Cela va mieux après une bonne nuit de sommeil. Je me suis attaché à ajuster mon jeu et mes déplacements à mes deux partenaires de ligne (Réd: Cunti et Hollenstein), à m'habituer à la surface de glace plus importante et à apprivoiser le système prôné par Simpson.»

Placé avec Cunti et Hollenstein, Bärtschi se retrouve au sein d'un trio où l'habileté technique n'est pas un vain mot. «Je les ai observés plusieurs fois, raconte l'espoir des Flames. Je devais comprendre leur façon de jouer afin de pouvoir m'intégrer de la meilleure manière possible et ne pas déranger leurs habitudes. Ils sont simples à jouer et je crois pouvoir me fondre parfaitement dans leur ligne. Ce sont de fins techniciens qui possèdent un lancer précis.»

La Russie favorite

«Pour moi la Russie est non seulement la favorite de ce premier match, mais également du tournoi.» Sean Simpson pouvait difficilement dire autre chose. «Ils semblent très bien organisés», a-t-il ajouté tout en reconnaissant n'avoir pas eu beaucoup d'informations au sujet des autres équipes. Le coach national sait pourtant que la Sbornaja n'a pas digéré l'échec de Sotchi et son élimination en quarts de finale devant la Finlande.

Avec un entraîneur letton, Olegs Znaroks, et huit joueurs de NHL dont Alex Ovechkin (Washington), Kulemin (Toronto), Kuznetsov (Washington), Anisimov et le gardien Bobrovsky (Columbus), la Russie a de solides arguments. «Nous visons l'or, a répondu très brièvement Anisimov. Quant à la pression sur nos épaules, elle est la même que pour les autres nations. Il s'agit du Championnat du monde, toutes les équipes doivent composer avec.» (ats)

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