Genève: Motos stationnées sur le trottoir: tour de vis en vue
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GenèveMotos stationnées sur le trottoir: tour de vis en vue

Le Canton ne fera pas payer le parcage aux deux-roues motorisés, comme la loi le permet en 2021. Mais il sévira contre le stationnement illégal.

par
Léonard Boissonnas
L’Etat de Genève veut «dégager» les trottoirs l’an prochain.

L’Etat de Genève veut «dégager» les trottoirs l’an prochain.

S.Anex-LM

«Les e-bikes rapides, les motocycles et les cyclomoteurs pourront également être soumis au stationnement payant». C’est ce qu’introduit comme possibilité la loi sur la circulation routière, modifiée dès le 1er janvier. L’Etat dit «suivre avec attention les nouvelles possibilités qu’ouvre cette évolution de la législation», mais indique ne pas prévoir de projet en ce sens: «A ce jour, nous ne planifions pas l’introduction du stationnement payant sur la voie publique pour les deux-roues motorisés, confirme Roland Godel, porte-parole du département des infrastructures. En revanche, il est prévu d’agir plus fortement l’année prochaine contre leur stationnement illégal, en particulier sur les trottoirs, et d’encourager l’usage des nombreuses places disponibles pour les deux-roues motorisés à des tarifs très avantageux dans les parkings souterrains.»

«Aucune raison de ne pas faire respecter la loi»

Si la méthode et le calendrier sont à l’examen, Roland Godel précise qu’il s’agira de «dégager les trottoirs de tous les types de véhicules qui n’ont pas à y stationner.» Il rappelle que de «très nombreuses cases pour deux-roues ont été créées sur la chaussée ces derniers mois et une large disponibilité existe dans les parkings souterrains, il n’y a donc aucune raison de ne pas faire respecter la loi ici comme dans les autres domaines.»

Plus de 12’000 places en Ville

En Ville de Genève, plus de 12’000 places gratuites sur la chaussée pour les deux-roues motorisés existent. En sous-sol, la Fondation des parkings dit disposer d'environ 1900 places pour ces véhicules, avec un taux moyen de remplissage qui varie actuellement entre 50 et 80% selon les parkings. L’offre y est adaptable, rapporte Emmanuelle Merle, responsable communication de la Fondation des parkings: «Si nous voyons qu'un parking approche de la saturation, nous pouvons facilement et rapidement créer des places supplémentaires pour les deux-roues motorisés.»

Près de 57’000 motocycles

Si près de 57’000 motocycles étaient en circulation dans le canton l’an passé, Roland Godel souligne que la comparaison avec le nombre de places de stationnement en ville «n’est pas pertinente»: «Aucune ville au monde ne crée un nombre de places correspondant au nombre de véhicules en circulation dans la région, cela ne correspondrait à aucune logique.» Il ajoute qu’il existe de nombreuses places de stationnements privées, ainsi que sur les lieux de travail. Enfin, il rappelle que la loi sur une mobilité cohérente et équilibrée, votée en 2016, «impose la priorité des mobilités douces et des transports publics dans le centre.»

Aussi pour les vélos et les e-trottinettes

Le DI annonce aussi vouloir renforcer le respect des règles pour l’ensemble des modes de déplacement, en particulier les vélos et les trottinettes électriques, «nécessaire pour apaiser la situation», explique Roland Godel: «Notre magistrat Serge Dal Busco souhaite en effet une plus grande fermeté à l’égard des mauvais comportements par ces usagers de la mobilité douce et durable dont le nombre a fortement augmenté depuis la mise en place de nouveaux itinéraires en ville, qu’il s’agisse de non-respect des feux rouges, de circulation sur les trottoirs, de non-respect des priorités pour les piétons, etc. Cela passera par une campagne de sensibilisation et par un renforcement des contrôles.»

La Ville réfléchit

Si le Canton et une ville dense comme Carouge ne prévoient pas de faire payer les places pour deux-roues, le département de l’aménagement, des constructions et de la mobilité (DACM) de la Ville de Genève indique que «la question est actuellement en réflexion, déclare la porte-parole du DACM, Anaïs Balabazan. Cependant, la priorité de la conseillère administrative Frédérique Perler en terme de mobilité est de mener une politique de développement des infrastructures dédiées à la mobilité douce, notamment le développement d’un maillage cyclable continu et d’un plan piéton et la mise à 30 km/h du périmètre de la Ville.»

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275 commentaires
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la loi

18.12.2020, 19:17

Le stationnement est autorisé sur le trottoir si il reste 1,50 pour les piétons à tout véhicule, il me semble, d'après la loi fédérale ?

votez mieux

18.12.2020, 19:16

Encore une mesure de dal BOUCHON, l'ami des Vertes ?

Make Lignoo great again.

18.12.2020, 18:44

Au Lignon, pas trace de verbalisation, pourtant certains trottoirs sont devenus des parkings pour scooters vrooooombissants....mais, pour le moment, seules les voitures sont visées.