Révolte en Egypte: Moubarak est fini pour la Belgique
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Révolte en EgypteMoubarak est fini pour la Belgique

Le président égyptien Hosni Moubarak, ne représente «vraisemblablement» pas l'avenir de l'Egypte, a jugé mardi le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere.

«Peu de gens pensent que de façon structurelle M. Moubarak est l'avenir de l'Egypte, l'avenir sera vraisemblablement autre, même si l'identité du futur président n'importe pas, ce qui compte c'est que ce soit quelqu'un de vraiment démocratique», a déclaré Steven Vanackere à la radio belge «RTBF».

Lors d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères lundi à Bruxelles, l'Union européenne a appelé à une «transition en bon ordre» dans le pays, reprenant la terminologie utilisée la veille par Washington censée conduire via un gouvernement de rassemblement à des «élections libres et équitables».

«Il est important de parler de transition, mais il faut comprendre l'aspiration du peuple», a estimé le chef de la diplomatie belge.

«M. Moubarak peut choisir d'être partie de la solution ou du problème, ce n'est pas la qualité de la personne mais celle du système démocratique qui compte, l'essentiel est de voir ce pays transiter vers la démocratie», a-t-il encore déclaré.

«Craintes»

Pour autant, «il faut cesser de faire semblant que c'est l'Union européenne qui décide qui doit diriger dans les autres pays», a-t-il souligné.

Tout en reconnaissant que «la stabilité de l'Egypte est pierre angulaire de la stabilité au Proche-Orient», et qu'il y a «des craintes», M. Vanackere estime par ailleurs «qu'il faut avoir la lucidité de voir qu'au sein des Frères musulmans, il y a beaucoup de tendances. Tout peuple aspirant à la démocratie ne transforme pas cette aspiration en totalitarisme».

«La démocratie ne peut pas être considérée comme quelque chose de dangereux», a-t-il insisté.

Lundi lors d'une réunion à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères avaient appelé à des réformes en Egypte mais sans aller jusqu'à réclamer le départ de M. Moubarak.

(afp)

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