Actualisé 11.11.2008 à 11:16

Grève de la fonction publique vaudoise

Mouvement bien suivi au CHUV et dans l'enseignement

Les employés de la fonction publique se mobilisent aujourd'hui dans le canton de Vaud pour protester contre la nouvelle grille salariale.

Le mouvement de grève semble bien suivi au CHUV et dans l'enseignement. Une manifestation est prévue à 17h00 au centre de Lausanne.

Entre 09h00 et 09h30, une centaine d'employés du CHUV ont accueilli les députés à leur arrivée à la séance du Grand Conseil au Palais de Rumine, a constaté l'ATS. Ergothérapeutes, physiothérapeutes, laborants et autres infirmières spécialisées protestent contre la place qui leur a été attribuée à l'issue de la réforme Decfo/Sysrem. Un service minimum est en place au CHUV.

Un tiers des écoles en grève

Les enseignants sont aussi mécontents. Mardi matin, 33 écoles primaires et secondaires inférieures sur 90 étaient en grève, les enfants étant tout de même pris en charge, a indiqué Jean-Paul Jubin, secrétaire général du Département de la formation et de la jeunesse (DFJC).

Dans le secondaire supérieur, trois gymnases sur neuf étaient fermés, et des actions menées dans les six autres. Deux écoles professionnelles sur treize - l'Eracom et l'EPSIC à Lausanne - étaient fermées.

Secteur adminstratif

Selon les trois organisations faîtières syndicales, d'autres professions sont mobilisées, en particulier dans le secteur administratif. C'est notamment le cas au Service des autos, à l'Université où les bibliothèques fonctionnent au ralenti et dans les services d'orientation scolaire et professionnelle.

Des trois syndicats de la fonction publique vaudoise, un seul-

la FSF - a signé le 3 novembre un accord avec le Conseil d'Etat vaudois. La réforme Decfo/Sysrem peut donc entrer en vigueur dès la fin de l'année. Malgré cet accord, la FSF a aussi appelé à la mobilisation en solidarité avec les perdants du nouveau système.

Le gouvernement vaudois a mis 80 millions de francs sur la table afin de revaloriser les salaires de certaines professions «oubliées», comme les instituteurs d'école enfantine ou les cantonniers. Les salaires nominaux sont garantis, mais certaines professions verront leur progression salariale limitée. Des discussions sectorielles continuent.

(ats)

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