Moyens limités pour la mobilité
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Moyens limités pour la mobilité

Il n'y aura pas assez d'argent pour couvrir tous les besoins en matière de transports et d'urbanisation dans les agglomérations.

Nombre de communes et cantons se sont mis à rêver d'une manne fédérale pour développer leurs infrastructures liées à la mobilité. Certains projets parmi la trentaine déposée à Berne vont pourtant déchanter. A ce jour, les investissements sollicités représentent plus du double des moyens à disposition, a annoncé hier l'Office fédéral du développement territorial.

Les projets déposés portent sur 37 des 55 agglomérations définies comme telles en Suisse et concernent 90% de la population vivant en milieu urbain. Dans leur ensemble, ils représentent un volume d'investissements d'environ 17 milliards de francs. La Confédération soutient les projets à hauteur de 30% à 50% mais ne dispose que de 3,5 milliards de francs pour le cofinancement. Comme 8,5 milliards de francs sont sollicités auprès des instances fédérales, le total des investissements souhaités est plus de deux fois supérieur aux moyens disponibles.

La Confédération devra donc tailler dans le vif. Elle ne soutiendra que des projets et des mesures de «très haute qualité et présentant un rapport coûts-bénéfices optimal». Le Conseil fédéral présentera un message au parlement avant la fin 2009. Parmi les prétendants, il y a notamment les projets de l'agglomération franco-valdo-genevoise, de Lausanne-Morges, de Fribourg, d'Yverdon-les-Bains, de Delémont, de Bulle et du Réseau urbain neuchâtelois.

(mme/ap)

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