Mugabe contre-attaque
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Mugabe contre-attaque

Le président zimbabwéen, critiqué pour les nombreuses violations des droits de l'homme perpétrées dans son pays, a accusé plusieurs pays de l'Union européenne de faire preuve d'ingérence.

Il s'est exprimé ainsi lors d'un discours prononcé à la tribune d'un sommet qui réunit depuis samedi dirigeants européens et africains, à Lisbonne.

Une diplomate européenne ayant assisté à la dernière réunion à huis-clos du sommet a indiqué que les accusations de M. Mugabe visaient directement la Suède, le Danemark, l'Allemagne et les Pays-Bas, tous coupables selon lui de stigmatiser la situation politique au Zimbabwe.

«Il a déclaré que les critiques à l'encontre du Zimbabwe n'avaient aucun fondement et n'étaient que le symbole de l'arrogance de l'Union européenne», a dit la diplomate, soucieuse de préserver l'anonymat.

La chancelière allemande, Angela Merkel, avait souligné samedi l'union qui prévaut au sein des Vingt-Sept pour condamner Mugabe. En signe de protestation contre la présence de ce dernier, le Premier ministre britannique Gordon Brown avait même décidé de ne pas prendre part au sommet.

La représentante de Londres, la baronne Valerie Amos, a multiplié les accusations envers le régime zimbabwéen lors de l'ultime rencontre entre les participants du sommet, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique, refusant d'être cité.

«Elle a insisté sur l'importance des objectifs du sommet et a dressé une liste accablante de statistiques, notamment l'espérance de vie des femmes au Zimbabwe, qui est de 34 ans», a dit le porte-parole.

«Le peuple du Zimbabwe mérite mieux», a lancé Amos à Mugabe, selon la même source. (ap)

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