Genève: Musique et graff pour lutter contre le surendettement
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GenèveMusique et graff pour lutter contre le surendettement

Les étudiants de la Haute école de travail social organisent ce samedi un festival pour sensibiliser le public à un fléau qu'ils jugent encore largement tabou.

par
Jérôme Faas
Festi'dettes se déroulera le samedi 11 janvier dans l'enceinte de la Haute école de travail social, 28 rue Prévost-Martin.

Festi'dettes se déroulera le samedi 11 janvier dans l'enceinte de la Haute école de travail social, 28 rue Prévost-Martin.

«Une jeunesse endettée, c'est une jeunesse mal barrée», synthétise Raphaël Gerber, en dernière année à la Haute école de travail social. Pour sensibiliser le public, une vingtaine d'étudiants ont mis sur pied le «Festi'dettes». Organisée samedi 11 janvier de 11 h à 19h dans l'enceinte de l'établissement, la manifestation adjoint le récréatif à l'informatif : concerts, danse et graffiti compléteront ateliers de réflexion et stands. S'y présenteront divers organismes spécialisés dans l'aide au désendettement.

«Le piège se referme très tôt»

Les élèves ont passé quatre mois à étudier le phénomène du surendettement. «Il concerne tout un chacun», quelque soit l'âge et la classe sociale, précisent-ils. Mais ce fléau possède la particularité de piéger la plupart de ses proies lorsqu'elles sont jeunes. «80% des personnes surendettées l'étaient déjà à moins de 25 ans», observe Raphaël Gerber.

Témoignages ardus à obtenir

Restait à restituer dans la Cité ce travail de fin d'études, émaillé de propositions telles que la généralisation de l'impôt à la source ou le renforcement de la loi fédérale sur les crédits à la consommation. En gros, comment amener les uns et les autres à parler d'un sujet encore largement tabou. «Le thème n'est jamais abordé avec plaisir. Dans une société qui prône la responsabilité individuelle, la dette renvoie à la mauvaise gestion, à l'échec.» D'ailleurs, les étudiants disent avoir rencontré les pire difficultés pour obtenir des témoignages des premiers concernés: les jeunes surendettés eux-mêmes.

«On peut s'en sortir»

D'où l'idée du festival, dont la conception, page Facebook, flyers, affiches et scénettes théâtrales de «teasing» faisait partie intégrante du module d'apprentissage. L'entrée est gratuite, et l'idée limpide: toucher le public le plus large possible pour avoir l'opportunité de parler du problème. Car «on peut s'en sortir», assure Toan Mendes, pour autant que l'on frappe à la bonne porte. Et lesdites portes, précisément, seront à portée de main durant toute la journée.

Demandez le programme

11h: Bassment (Reggae/Ragga/Hip-Hop/Electro)

13h: The Maybees (Folk Rock)

14h30: NMH (Punk/Hardcore)

16h: Adikt (Danse)

16h30: Effet13pécial (Hip-Hop)

18H: Nouvelle Ration (Reggae festif)

19h: Bassment

En parallèle: Destress (Graff)

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