Actualisé 15.05.2011 à 21:18

Egypte

Nabil al-Arabi élu à la tête de la Ligue arabe

Le ministre égyptien des Affaires étrangères par intérim, Nabil al-Arabi, a été élu dimanche à l'unanimité secrétaire général de la Ligue arabe.

Il succèdera à son compatriote Amr Moussa, qui a dirigé pendant dix ans l'organisation panarabe.

L'élection de M. Arabi, 75 ans, a été accueillie par une ovation, a constaté un correspondant de l'AFP au siège de la Ligue au Caire.

«J'assume cette difficile mission au moment où la nation arabe traverse des moments difficiles», a dit le nouveau secrétaire général de la Ligue, en faisant part de son «bonheur» d'avoir été choisi. «Je m'engage à (...) faire mon devoir comme il se doit. Le monde arabe passe par de nombreuses crises et nous devons tous chercher des solutions», a-t-il ajouté.

Des candidatures annulées juste avant le vote

Juste avant le début du vote, l'Egypte avait retiré la candidature du diplomate controversé Mustapha el-Feqi, ancien membre du parti du président déchu Hosni Moubarak, pour le remplacer par son actuel ministre des Affaires étrangères.

Le Qatar avait ensuite retiré la candidature d'Abderrahmane al- Attiya, un ancien secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), laissant la voie libre à M. Arabi.

Arabi soutenu par les jeunes Egyptiens

M. Arabi avait succédé à Ahmed Aboul Gheit, un baron de l'équipe du président déchu qui occupait le poste de ministre des Affaires étrangères depuis 2004. Son nom figurait sur une liste de personnalités proposées par une coalition de mouvements de jeunes ayant lancé le soulèvement contre le régime de M. Moubarak.

Ancien ambassadeur à l'ONU, diplomate respecté et expert en droit international, il a fait partie de l'équipe égyptienne qui a négocié la paix avec Israël en 1978-1979. Cet accord a valu à l'Egypte la suspension de la Ligue Arabe qui, hormis cette période, a toujours été dirigée par un Egyptien.

La Ligue, qui compte 22 pays membres, a été longtemps considérée par de nombreux Arabes comme un forum où discutent des dirigeants qui n'ont pu régler de manière adéquate les problèmes de la région.

Amr Moussa a quant à lui annoncé l'intention de se présenter à la présidentielle égyptienne prévue en novembre.

(ats)

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