Actualisé 03.10.2018 à 12:51

TennisNaomi Osaka essaie encore de tourner la page

La Japonaise ne garde pas un souvenir impérissable de son premier titre en Grand Chelem à l'US Open.

par
jsa
Keystone

Elle aurait dû basculer dans une nouvelle dimension. Pourtant, sa brillante victoire lors du dernier US Open n'a pas eu les effets escomptés pour la puissante Naomi Osaka. La faute à cette fameuse embrouille en finale entre son adversaire, l'Américaine Serena Williams, et l'arbitre de chaise, Carlos Ramos, l'homme par qui le scandale est arrivé - avec son avertissement pour coaching.

Trois semaines après son deuxième titre sur le circuit WTA - elle avait gagné le premier à Indian Wells cette année -, la Japonaise de 20 ans peine à tourner la page. En lice cette semaine du côté de Pékin après avoir fait l'impasse sur le tournoi de Wuhan la semaine dernière à cause d'un virus, Naomi Osaka est revenue sur ce qui aurait dû être le plus grand moment de sa courte carrière. «J'ai beaucoup de choses à dire là-dessus. Mais je ne sais pas, je ne sais pas», a-t-elle concédé, essayant de peser ses mots.

«J'ai eu de la chance que Tokyo soit si proche et j'ai pu me concentrer immédiatement sur le prochain tournoi. Je n'ai pas trop pensé à ce qu'il s'est passé, comme ce que racontait la presse. Peut-être que si j'en avais eu le temps, j'aurais été submergée. Le souvenir de l'US Open est un peu doux-amer. Juste après, le lendemain, je n'avais pas vraiment envie d'y penser parce que ce n'était pas forcément un souvenir très heureux. Je voulais juste passer à autre chose», a-t-elle poursuivi, dans des propos relayés sur le site de la WTA.

Serena Williams craque en finale

«Menteur» et «voleur» : envolé son rêve de 24e couronne majeure, Serena Williams a perdu ses nerfs et s'est emportée contre l'arbitre en finale de l'US Open, faisant passer au second plan le sacre pourtant historique de la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), samedi à New York.

Soucieuse d'aller de l'avant, Naomi Osaka s'est servie du tournoi de Tokyo, dans son pays de naissance, comme d'un exutoire. «Cela a été un moyen de me changer les idées et je pense que c'est pour cela que j'ai bien joué là-bas (elle n'a perdu qu'en finale). J'essaie encore de me débarrasser de cette sensation étrange et j'espère que je pourrai faire aussi bien ici (Ndlr: à Pékin).» Pour le moment ça marche, puisque Naomi Osaka a étrillé l'Américaine Collins 6-1 6-0 mardi au 2e tour, un succès synonyme de ticket en poche pour le Masters de fin de saison à Singapour.

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