Tennis: Cette fois, Serena Williams est bien redevenue elle-même
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TennisCette fois, Serena Williams est bien redevenue elle-même

Très affûtée, Serena Williams a étouffé Simona Halep pour rejoindre Naomi Osaka en demi-finale (6-3, 6-3). Elle n’est qu’à deux victoires d’un 24e titre en Grand Chelem

par
Mathieu Aeschmann
Serena Williams a confirmé sa forme étincelante en dominant Simona Halep dans le choc des quarts de finale du tableau féminin de l’Open d’Australie mardi matin.

Serena Williams a confirmé sa forme étincelante en dominant Simona Halep dans le choc des quarts de finale du tableau féminin de l’Open d’Australie mardi matin.

AFP

Serena Williams n’est plus qu’à deux matches de ce 24e titre du Grand Chelem après lequel elle court depuis quatre ans. Et malgré ses échecs à répétition (quatre finales, une demie), le niveau d’opposition qu’il lui reste à écarter, il flotte dans l’air de Melbourne l’impression que l’Américaine n’a jamais été aussi proche de rejoindre Margaret Court au Panthéon du tennis.

Sa démonstration, ce mardi matin, face à Simona Halep est venue renforcer un constat désormais évident: Serena Williams attaque 2021 dans la meilleure forme physique de sa carrière post-maternité. Secouée au retour et derrière sa deuxième balle, la Roumaine a en effet vite constaté que «Queen Serena» tenait aussi l’échange et défendait sa ligne de fond d’une manière nettement plus consistante que lors des trois dernières saisons. Or quand la plus belle frappe de l’histoire du tennis féminin trouve un moyen de défendre juste, elle devient tout simplement injouable (6-3, 6-3).

«En fin de saison dernière, mon coach Patrick Mouratoglou a lancé une longue discussion pour que l’on essaie d’améliorer mon jeu de défense, expliquait l’Américaine au micro de Jim Courier. Je sais que mon déplacement n’a jamais été mon principal atout durant ma carrière. Mais je sais aussi que je suis tout à fait capable de défendre avec acharnement. J’ai les jambes pour…» Les jambes et la tête. Car Serena Williams n’est pas seulement plus affûtée, elle semble plus lucide dans le choix de ses frappes lorsque l’échange dure.

Sera-ce suffisant pour continuer à impressionner contre Naomi Osaka, cette «héritière» qui l’avait privée de l’US Open 2018 lors d’une finale dramatique? «Elle est si forte sur le court et si inspirante en dehors du court, admire Serena Williams Je trouve très bien que le tennis puisse compter sur une jeune joueuse si impressionnante sur les deux plans. Cette demi-finale est une belle opportunité pour moi de continuer de m’améliorer.» Tenir son niveau du jour pourrait déjà suffire pour disputer une 34e finale majeure.

Osaka aussi très impressionnante

Un peu plus tôt, Naomi Osaka s’était confortablement débarrassée de l’inimitable Hsieh Su-Wei (71e), pour la toute première fois en quart de finale en Grand Chelem, à 35 ans. La Japonaise n’a pas laissé Hsieh lui donner le tournis avec son jeu si atypique tout en timing et variations, et s’est imposée avec beaucoup d’autorité 6-2, 6-2 en à peine plus d’une heure.

«Avec sa frappe, vous ne savez jamais quand elle va y aller. Je suis vraiment contente de la manière dont j’ai joué», s’est félicitée l’ex-No 1 mondiale aujourd’hui No 3, intraitable sur les points importants (trois balles de break sauvées sur trois) et derrière sa première balle de service (92% des points gagnés). Deux jours plus tôt, Osaka était passée au bord de l’élimination quand l’Espagnole Garbiñe Muguruza s’était procuré deux balles de match dans le troisième set de leur huitième de finale de haut vol.

À part ça, elle survole tous ses matches depuis le début de la quinzaine australienne: elle n’a laissé échapper qu’à peine plus de quatre jeux en moyenne au fil de ses quatre autres. Même les statistiques parlent pour elle puisque jusque-là, Osaka (23 ans) s’est offert le trophée à chaque fois qu’elle a atteint les quarts de finale en Grand Chelem. C’est arrivé trois fois déjà (US Open 2018 et 2020, et Open d’Australie 2019). Confirmera-t-elle la règle ? AFP

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