Actualisé 21.04.2013 à 19:43

ItalieNapolitano réélu, une première largement saluée

La presse saluait dimanche la réélection du président italien Giorgio Napolitano, survenue samedi.

Giorgio Napolitano a été réélu à la présidence de l'Italie.

Giorgio Napolitano a été réélu à la présidence de l'Italie.

Le président italien Giorgio Napolitano a été réélu samedi pour un nouveau mandat, un résultat salué par les partis et décrit dimanche par la presse transalpine comme «un bis historique». Beppe Grillo, chef de file du Mouvement 5 Etoiles (M5S, contestataire) a de son côté dénoncé le scrutin et appelé à protester.

«Le bis historique de Napolitano», titrait dimanche «La Stampa», soulignant ainsi que cette réélection représente une première dans l'histoire de la République italienne. «Donc le nouveau président est Giorgio Napolitano. Incroyable. Tout simplement incroyable», écrit le quotidien dans son éditorial.

Depuis les législatives de fin février «huit semaines de négociations, des milliers de rencontres, coups de fil, réunions diurnes et nocturnes n'ont pas été suffisants pour mettre d'accord les partis sur un nom qui aurait la confiance de tous», constate «La Stampa».

Remerciements de Berlusconi

«Un geste, un espoir», titre de son côté l'éditorialiste du principal tirage de la péninsule, le «Corriere della Sera». «Nous avons des raisons d'espérer que cette nouveauté institutionnelle soit le coup de rein dont le pays avait besoin pour se débarrasser du pessimisme de ces derniers mois», écrit le quotidien.

Les réactions dans les milieux politique ne se sont pas non plus faites attendre. «Aujourd'hui est une journée importante pour notre République. Je remercie le président Giorgio Napolitano pour son sens du devoir et sa générosité personnelle et politique qui lui a fait accepter de poursuivre son engagement dans un contexte aussi difficile et incertain», a réagi samedi le chef de la droite Silvio Berlusconi.

Son successeur à la tête du gouvernement, Mario Monti, a lui aussi remercié M. Napolitano pour son «esprit de sacrifice». A Bruxelles, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a quant à lui félicité M. Napolitano pour sa réélection qui intervient à «un moment décisif pour le processus d'intégration» européen.

«Petit coup institutionnel»

L'ex-comédien Beppe Grillo a de son côté qualifié dimanche à Rome la réélection du président italien Giorgio Napolitano de «petit coup institutionnel rusé» des partis traditionnels, tempérant ses propos de la veille évoquant «un coup d'Etat».

«Ils se sont retrouvés, à quatre, de nuit», a-t-il dit devant la presse, évoquant la rencontre, pourtant diurne, entre M. Napolitano et trois chefs de partis, Silvio Berlusconi, Pier Luigi Bersani et Mario Monti.

Au cours de cette conférence de presse, qui s'est transformée en meeting électoral avec force applaudissements de ses partisans et longues harangues passionnées, Beppe Grillo a aussi dénoncé «la peur des gens sur laquelle naviguent les partis traditionnels».

Situation difficile

Dans sa première réaction publique après sa réélection, M. Napolitano a souligné «la situation difficile» du pays. «J'espère fortement que dans les prochaines semaines, et à partir des jours à venir, que toutes les parties assumeront leurs devoirs dans le but de consolider les institutions de l'Etat», a-t-il déclaré.

Il a également indiqué qu'il préciserait ses intentions au cours de sa prestation de serment et dans son discours au Parlement prévus lundi à 17h00. La réélection à une très large majorité de cet ancien communiste qui fêtera ses 88 ans en juin a été accueillie par une longue ovation debout de la majorité des «grands électeurs».

«Large convergence»

M. Napolitano a cédé à la pression des responsables politiques, incapables de lui trouver un successeur après cinq tours de scrutin. «Je considère qu'il est de mon devoir d'offrir la disponibilité qui m'a été demandée», avait expliqué le chef de l'Etat.

Dans la matinée de samedi, de Pier Luigi Bersani (gauche) à Silvio Berlusconi (droite) en passant par le chef du gouvernement sortant Mario Monti, tous étaient venus l'exhorter à se représenter. Cette fois-ci, «les rencontres ont permis de faire émerger une large convergence» des forces politiques en faveur de M. Napolitano, a souligné M. Bersani, chef du Parti démocrate (PD). (ats/afp)

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