Natascha pourrait réclamer 1 million de francs
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Natascha pourrait réclamer 1 million de francs

Prise en charge provisoirement par les services sociaux, Natascha Kampusch se retrouve démunie financièrement.

En attendant d'éventuels honoraires pour ses interviews et droits de films, il y a aussi la question des dommages et intérêts, bien qu'il ne soit pas clair contre qui elle pourrait se retourner. Un expert psychiatre, Reinhard Haller, a estimé à quelque 650 000 euros (plus d'un million de fr.) les dommages auxquels elle pourrait prétendre pour la privation de liberté dont elle a été victime et pour ses souffrances.

Natascha pourrait en tout cas réclamer une part de l'héritage de Priklopil, selon son avocat, qui a déposé une demande saisie sur la maison du drame, à Strasshof. Me Harrich a estimé que «la mère (du ravisseur, qui s'est suicidé) n'y verrait pas d'objection». Reste, commente le journal Der Standard, que la maison, dont la valeur est estimée à 145 000 à 180 000 euros (230 000 à 280 000 fr.), serait sans doute difficilement vendable, à cause de l'horreur qui s'y attache. Des médias, comme l'ORF, ont ouvert un compte bancaire «Natascha» pour des donations du public.

Le Ministère autrichien de la justice a par ailleurs indiqué qu'il envisageait de durcir la punition pour des enlèvements de ce type, car le ravisseur risquait seulement 10 ans de prison. Wolfgang Priklopil n'aurait pu en effet être poursuivi que pour «privation de liberté», parce qu'il n'avait pas demandé de rançon après l'enlèvement de la fillette en 1998.

(ats)

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