Football - Nati: «Ne cédons pas au catastrophisme»

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Football - Nati«Ne cédons pas au catastrophisme»

Capitaine vendredi soir d'une équipe de Suisse désemparée, Valon Behrami a tenu un discours rassurant avant de quitter Dublin. La Nati s'est inclinée 0-1 face à l'Eire.

Valon Behrami: «(...) Nous avons besoin de calme et de tranquillité. Les critiques ne m'affectent pas. Je suis là depuis onze ans. Je suis blindé (...)»

Valon Behrami: «(...) Nous avons besoin de calme et de tranquillité. Les critiques ne m'affectent pas. Je suis là depuis onze ans. Je suis blindé (...)»

photo: Keystone

«Nous avons payé au prix fort une entame ratée. L'Eire a marqué à la 2e minute et n'a pas cessé ensuite de défendre, explique le Tessinois. Elle a joué en 4-5-1 et n'a laissé aucun espace. Nous avons manqué de tranchant dans les trente derniers mètres. Mais encore une fois, les Irlandais savent parfaitement défendre. Avant nous, l'Allemagne et la Bosnie-Herzégovine ont été confrontées aux mêmes difficultés. Ce match est une bonne leçon dans la mesure où le premier que nous livrerons à l'Euro (ndlr: contre l'Albanie) pourrait lui ressembler...»

Pour le Tessinois, ce match de Dublin était le match piège par excellence. «Nos adversaires commencent à savoir comment nous jouons. On sait aujourd'hui que la Suisse est une équipe «joueuse», poursuit-il. C'est d'ailleurs la volonté de Vladimir Petkovic de donner un visage plus offensif à l'équipe. A Dublin, nous avons, ainsi, abandonné notre 4-3-3 pour un dispositif plus offensif avec Dzemaili qui a joué en soutien direct des trois attaquants. Seulement, le problème est venu vendredi soir de notre incapacité à trouver la profondeur.»

«Nous avons besoin de calme et de tranquillité»

En bon capitaine, Valon Behrami prend la défense de ses attaquants, dont la performance face à l'Irlande ne fut guère convaincante. «Aujourd'hui, on affirme que la Suisse n'a pas d'attaque après cette défaite 1-0. Mais on n'oublie que nous avons été capables de marquer à deux reprises tant en Slovaquie qu'en Autriche, lâche-t-il. On est parfois trop sévère avec l'équipe de Suisse. Il faut rappeler toutefois que cette équipe est jeune. Qu'elle a obtenu des résultats avec une Coupe du monde au Brésil et demain l'Euro en France. Où nous aurons des objectifs. Nous sommes bientôt à deux mois de cette échéance. Nous avons besoin de calme et de tranquillité. Les critiques ne m'affectent pas. Je suis là depuis onze ans. Je suis blindé. Mais les jeunes joueurs les ressentent d'une autre manière malheureusement.»

Ce mardi, Valon Behrami sait parfaitement que l'équipe de Suisse sera attendue au tournant lors de la venue de la Bosnie-Herzégovine au Letzigrund. «Il faudra réussir une autre entame de match», glisse-t-il comme pour rappeler une évidence. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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