«Ne pas brûler les étapes»
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«Ne pas brûler les étapes»

Actuellement, je suis en camp d'entraînement à Einsiedeln. Je participe ce week-end à une Coupe des Alpes, où j'espère terminer sur le podium.

Après, on a encore un dernier camp en Autriche avec toute l'équipe de Suisse, avant de faire une pause de deux semaines. Et puis ce sera presque le début de l'hiver. C'est vrai, je me trouve aux portes de la Coupe du monde. Mais, à moins de surpasser tous les autres lors des prochains entraînements, je vais commencer la saison en Coupe continentale. Mon entraîneur, Werner Schuster (n.d.l.r.: l'Autrichien, qui s'occupait des espoirs de son pays, a succédé à Bernie Schödler), ne veut pas que je brûle des étapes. Je sais que je peux lui faire confiance, compter sur sa méthode. Je dois encore prendre un peu d'assurance avant de passer au niveau supérieur. Sa façon de travailler est très différente de celle de Bernie. La grande différence, c'est que Werner focalise plus sur un travail individuel avec chacun d'entre nous. Et puis, techniquement, il est aussi un peu plus ouvert. Se former aux côtés de Simon Ammann et d'Andy Küttel, c'est bien sûr un plus. Ils nous donnent plein de petits trucs. Pendant les entraînements physiques, si on fait des fautes, ils ont vite fait de nous corriger. Ils se montrent solidaires.

Propos recueillis par Catherine Muller

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