Usager furieux: Ne plastifiez pas votre abonnement CFF!
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Usager furieuxNe plastifiez pas votre abonnement CFF!

Un usager des trains suisses a eu la mauvaise surprise de se voir retirer son titre de transport annuel pour la seule raison que celui-ci était plastifié.

par
tpi
Plastifier son abo CFF : une mauvaise idée!

Plastifier son abo CFF : une mauvaise idée!

«J'ai l'impression d'avoir eu à faire à la Gestapo», peste Stéphane*. Cet informaticien quarantenaire parcourt quotidiennement le trajet entre Neuchâtel et Morges, pour se rendre sur son lieu de travail. Depuis novembre dernier, il le fait en train, grâce à un abonnement payé par son employeur. Tout s'était toujours passé normalement, jusqu'à mercredi.

En effet, après avoir été contrôlé presque tous les jours pendant six mois sans aucun problème, ce jour-là, l'employé des CFF estime que le cas de Stéphane pose problème. Le crime dont s'est rendu coupable Stéphane? Avoir été trop précautionneux en plastifiant sa carte de parcours. «Il n'a pas pu contrôlé mon billet avec sa machine et m'a donc dit qu'il n'était pas valable», raconte Stéphane. Son sésame lui a donc été retiré et il a été prié de s'acquitter d'un surcharge qu'il a refusée de payer malgré les menaces du contrôleur de faire intervenir la police.

Arrivé à destination, Stéphane file au guichet pour demander des comptes aux CFF. On lui rétorque qu'il faut contacter le service des contentieux pour réclamer son abonnement en retour et en attendant, il lui faudra payer son billet quotidiennement. Frédéric Revaz, porte-parole des Chemins de fer fédéraux, conteste l'explication qui a été fournie au malheureux.

30 francs pour un duplicata

S'il ne peut s'exprimer sur le cas particulier de Stéphane, l'attaché de presse explique en revanche que dans ce genre de situation, l'abonné doit circuler avec la quittance de son titre de transport qui lui a été remise lors de l'achat et aucun frais supplémentaire ne lui sera demandé. En parallèle, il doit faire une demande de duplication de son abonnement qui lui sera facturée 30 francs.

Mais au-delà de ces considérations économiques, l'employé des CFF n'a-t-il pas fait preuve d'un peu trop de zèle, compte tenu du fait que Stéphane circule avec cet abonnement plastifié depuis novembre et qu'aucun reproche n'avait été exprimé par d'autres contrôleurs? «La plastification peut modifier les sécurités présentes sur le titre de transport et pourrait en faciliter la falsification», explique Frédéric Revaz.

Un contrôleur peut donc juger nécessaire de procéder à un contrôle approfondi dudit abonnement en utilisant sa lampe à UV, qu'une plastification rend inopérante. L'employé était donc en droit de retirer ce billet.

*Prénom d'emprunt

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