«Drive»: Ne réveillez pas le furieux qui dort au volant
Actualisé

«Drive»Ne réveillez pas le furieux qui dort au volant

Œuvre hautement anxiogène, «Drive» est un coup de poing d'une violence mais aussi d'une beauté inouïes.

par
Fred Ferrari

Cascadeur le jour, chauffeur pour truand la nuit, un beau rôle pour Ryan Gosling

Le jour, il est cascadeur à Hollywood. Mais c'est la nuit que le héros de «Drive», chauffeur pour truands, s'éclate. Cet homme mystérieux, qu'on pourrait croire marié à ses bolides, peut alors faire montre de son sang-froid et de son adresse en jouant à cache-cache avec la police. Ou errer en silence, solitaire, à l'écoute des pulsations de la ville. Sa première sortie de route, il l'a doit à sa voisine, dont il tombe amoureux et qui l'entraîne dans un règlement de compte qui explosera sa carapace dans une brutalité foudroyante.

Ryan Gosling époustouflant

Après une séquence d'ouverture magistrale, le réalisateur Nicolas Winding Refn nous entraîne dans un pseudo road-movie aussi fascinant qu'éprouvant. Pas étonnant que «Drive» ait remporté le Prix de la mise en scène à Cannes. Un aboutissement pour le cinéaste danois dont la trilogie «Pusher» et l'ultra-violent mais magnifique «Guerrier silencieux» sont encore dans les mémoires. Quant au personnage principal, il est incarné par un Ryan Gosling, décidément à l'aise dans tous les registres, aux antipodes du play-boy de «Crazy Stupid Love» et du conseiller de George Clooney dans «Les marches du pouvoir» (sortie le 26 octobre).

«Drive»

De Nicolas Winding Refn. Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan.

Sortie le 12 octobre 2011.

***

Ton opinion