Neel Jani proche de son but
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Neel Jani proche de son but

Troisième pilote de l'écurie Toro Rosso, Neel Jani sera en piste, cet après-midi, lors des essais libres du Grand Prix d'Espagne de formule 1, à Montmeló, près de Barcelone.

A l'exception d'une parenthèse de Jean-Denis Deletraz (trois GP en 1994 et en 1995), la Suisse ne compte plus de pilote en Formule 1 depuis le retrait de Marc Surer en 1986. Un vide qui devait être rapidement comblé par Neel Jani.

Vainqueur de deux GP2 en 2005 (Budapest et Monza), l'antichambre de la F1, le Bernois (22 ans et demi) tend à gravir petit à petit les échelons qui le séparent d'une grille de départ. Engagé pour «plusieurs saisons» par l'écurie Toro Rosso – «il n'en demeure pas moins que chaque année je devrais franchir des paliers» – le Seelandais découvre la formule 1 aux côtés, mais aussi derrière, l'Américain Scott Speed et l'Italien Vitantonio Luzzi.

Au sein de son team, l'Helvète tient un rôle précis. «Lors des essais du vendredi, je dois aider les mécaniciens à trouver les bons pneumatiques à utiliser durant le week-end, les réglages proprement dits de la voiture passant au second plan, raconte Neel Jani. La semaine dernière, au Nürburgring, dans des conditions identiques à celles de mes coéquipiers, j'ai réussi à les devancer.»

«Depuis le début de la saison, j'ai beaucoup appris au niveau des réglages, admet-il, même si, paradoxalement, c'est dans ce domaine que je dois encore progresser le plus.» Et d'avouer: «Si mon bilan intermédiaire est bon, 2006 n'en demeure pas moins une année d'apprentissage. Mes débuts en F1? J'espère pour 2007. Mon objectif actuel? Devenir régulier dans une catégorie qui n'a rien à voir avec les séries mineures au sein desquelles j'ai évolué par le passé.»

Pilote de la véritable équipe B de l'écurie Red Bull (celle de Coulthard et de Klien), le Suisse caresse l'espoir d'effectuer le grand saut dans l'une de ces deux organisations (Red Bull ou Toro Rosso). «Certes, mes chances sont doubles, mais la concurrence n'en sera pas moins plus vive», conclut le Bernois.

David Cherix

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